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Le Trésor américain veut promouvoir « superintelligence » à la place d’IA

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Le Trésor américain veut promouvoir « superintelligence » à la place d’IA

À l’occasion des réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale en octobre, le Trésor américain a cherché à convaincre d’autres pays d’employer l’expression « superintelligence » plutôt qu’« intelligence artificielle » dans un texte international. La proposition était politique et lexicale : elle ne constituait pas une évaluation scientifique selon laquelle les systèmes actuels auraient dépassé les capacités humaines.

L’essentiel

  • La sous-secrétaire au Trésor Erin Browne a indiqué à Reuters que Washington négociait cette formulation avec d’autres membres du comité de pilotage du FMI.
  • Un décret présidentiel américain du 29 septembre demande aux agences fédérales d’utiliser « Super Intelligence » et définit cette expression dans le même champ juridique que l’intelligence artificielle.
  • Le texte final du comité publié le 17 octobre n’a pas repris le terme préféré par Washington.
Bâtiment du Trésor des États-Unis
Photo d’archive : Bâtiment du Trésor des États-Unis à Washington, par Loren — licence CC0 1.0 — domaine public. Cette image illustre l’institution et ne montre pas les négociations du FMI.

Une nouvelle étiquette dans les échanges internationaux

La discussion portait sur un communiqué du Comité monétaire et financier international, l’organe consultatif du FMI où siègent des responsables financiers de ses pays membres. La délégation américaine souhaitait y remplacer les mots « artificial intelligence » par « super intelligence ». Le texte final publié à l’issue de la réunion a évoqué les risques liés au développement rapide de l’intelligence artificielle sans reprendre cette appellation.

Le changement de vocabulaire s’inscrit dans une orientation déjà adoptée aux États-Unis. Un décret de la Maison-Blanche signé en septembre demande à l’exécutif fédéral d’utiliser les termes « Super Intelligence » et « SI » à la place de « Artificial Intelligence » et « AI », sauf exceptions prévues par la loi. Il définit ces expressions en référence à la définition juridique existante de l’intelligence artificielle.

À savoir : dans le débat technologique, « superintelligence » peut évoquer une intelligence dépassant largement les capacités humaines. Le décret américain l’emploie comme nouveau nom administratif d’une catégorie déjà définie par la loi ; ce choix ne prouve pas que les systèmes actuels possèdent une telle capacité.

Ce que l’épisode montre — et ne montre pas

La proposition témoigne d’une volonté américaine d’influencer le vocabulaire employé dans les institutions internationales. Le fait que le communiqué final ne reprenne pas le terme montre que les autres membres n’ont pas adopté cette formulation dans ce texte. Cela ne tranche ni les débats sur les capacités futures des modèles ni les choix de régulation dans chaque pays.

Sources

Note au lecteur : cet article résume les informations essentielles des sources citées. Pour découvrir le sujet dans son contexte complet et en savoir plus, nous vous invitons à consulter les articles et documents d’origine grâce aux liens indiqués ci-dessus.

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