Définition dans McClintock & Strong

Ongle (nail)

Nail (2)

Nail

[de l'ongle], צַפֹּרֶן, tsippo'ren, ainsi nommé d'après gratter), apparaît en Deut 21:12, en connexion avec le verbe עָשָׂה, 'asch, «faire» (Sept. περιονυχίζω, Vulg. circumcido, Version Autorisée King James «pare», mais en marge «dresser», «laisser croître»), que Gesenius explique «rendre propre». Beaucoup de controverse a surgi quant au sens de ce passage ; un groupe d'interprètes, comprenant Josèphe et Philon, voyant dans l'action un signe de deuil, tandis que d'autres la rapportent à la cessation du deuil. Certains, qui appartiennent à cette dernière classe, la réfèrent à la pratique de teindre les ongles au henné. Le mot asah, «faire», est utilisé tant pour «dresser», c.-à-d. rendre propres, comme pour les pieds, que pour «tailler», c.-à-d. peigner et rendre propre la barbe, dans le cas de Méphiboscheth (2S 19:24). Il semble donc, dans l'ensemble, signifier «rendre adapté» au but particulier envisagé, quel qu'il soit ; à moins que, comme le pense Gesenius, le passage se réfère à l'achèvement du mois d'isolement de la captive féminine, ce but étant manifestement un deuil — un mois de deuil interposé afin d'empêcher d'une part une approche trop hâtive de la part du ravisseur, et d'autre part un choc trop soudain aux sentiments naturels de la captive. Suivant cette ligne d'interprétation, le commandement se lira ainsi : la captive doit ôter «l'habit de sa captivité», à savoir son habit ordinaire dans lequel elle avait été prise captive, et elle doit rester en retraite de deuil pendant un mois avec la chevelure raccourcie et les ongles rendus convenables au même dessein, présentant ainsi une apparence de douleur à laquelle les ongles non coupés et la chevelure courte sembleraient chacun à leur manière les plus propres (voir Job 1:20). Si, d'autre part, on suppose que le rasage de la tête, etc., indique le temps de retraite accompli, il faut supposer aussi une sorte d'initiation naziréenne à sa nouvelle condition, une supposition pour laquelle il n'y a pas d'exemple ailleurs dans la loi, outre le fait que le «faire», qu'il s'agisse de tailler les ongles ou de les laisser croître, n'est nulle part mentionné comme cérémonie naziréenne, et aussi que le rasage de la tête à la fin du mois semblerait une introduction fort inappropriée à l'état d'une épouse. Nous concluons donc que la tête de la captive fut rasée au commencement du mois, et que pendant ce temps ses ongles furent laissés croître en signe de deuil naturel et de négligence personnelle conséquente. Voir Josèphe, Ant. 4:8-23 ; Philon, περὶ φιλανθρ. chap. 14, vol. 2, p. 394 (éd. Mangey) ; Clément d'Alex., Strom. 2, chap. 18 ; 3, chap. 11 ; vol. 2, p. 475, 543 (éd. Potter) ; Calmet, Patrick. Crit. Sacr. sur Deut 21:12 ; Schleusner, Lex. V.T. περιονυχίζω ; Selden, De Jur. Nat. 5:13, p. 644 ; Harmer, Obs. 4:104 ; Wilkinson, Anc. Eg. 2:345 ; Lane, M.E. 1:64 ; Gesenius, Thes. Hebr. p. 1075 ; Michaelis, Laws of Moses, art. 88, vol. 1, p. 464 (éd. Smith) ; Num 6:2,18. VOIR PAKÉ.

Dans Jér 17:1 le même mot hébreu apparaît au sens de «pointe» d'un stylet ou d'une plume métallique, qui était souvent bouté d'adamant ou de diamant (Pline, Hist. Nat. 37:4, 15). VOIR PLUME.

En Dan 4:33 ; Dan 7:19, le cognat chaldéen טפִר, tephar', se rencontre pour les griffes d'un oiseau ou d'une bête.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.