Définition dans McClintock & Strong
Clou
Nail
Nail
[pour fixer] est le rendu de deux mots hébreux dans la Version Autorisée King James.
1. יָתֵד, yathid (de percer), qui désigne d'ordinaire un pieu (en bois), une cheville ou un clou (de quelque matière), enfoncé dans un mur (Ez 15:3 ; Isaïe 22:25) ; et plus particulièrement un piquet de tente planté dans la terre au moyen d'un maillet pour fixer la tente (Ex 27:19 ; Ex 35:18 ; Ex 38:31 ; Isaïe 33:20 ; Isaïe 54:2). Ce fut l'un de ces piquets que Jaël employa pour fixer à terre les tempes de Sisera (Jg 4:21-22). D'où, pour les Hébreux, l'image de conduire un piquet ou de fixer un clou présente l'idée d'une demeure fixe, une habitation ferme et stable (Isaïe 22:23). Cette image est encore fréquente chez les Arabes (voir Marac. p. 597 ; Beidawi apud Salium, p. 518). VOIR TENTE. Dans les passages d'Exode ces piquets du tabernacle sont dits être de cuivre (voir Lightfoot, Spicil. in Exodus § 42 ; Jos., Ant. 5:5, 4) ; dans Juges le matériau n'est pas mentionné ; on penserait le plus naturellement à quelque métal, pourtant la Septante emploie πάσσαλον, ce qui suggère qu'il s'agissait d'un pieu en bois. Un piquet ou clou est aussi, par application métaphorique, appliqué à un prince, de qui dépendent le soin et le bien-être de l'État (Zacharie 10:4), où le terme פַּנָּה, pierre angulaire, est appliqué à la même personne désignée par le mot «clou». Ainsi aussi Esd 9:8. Toutes ces allusions se réfèrent à de grands clous, ou pieux, ou crampons, employés pour des usages requérant une grande force. Voir Thomson, Land and Book, 3:149.
2. מִסמֵר, masmer' (un poinçon, seulement au pluriel ; aussi מִסמרוֹת, Jér 10:4 ; מַסמרַים, 1Chr 22:3 ; מִסמרַים, Isaïe 41:7), s'applique aux clous ordinaires et ornementaux. Il existe en Eccl 12:11 une application proverbiale très signicative, «Les paroles des sages sont comme des clous enfoncés», c.-à-d. «elles s'enfoncent profondément dans le cœur de l'homme.» Dans ce passage la figure est généralement comprise comme se référant à des clous enfoncés dans un mur, mais Ginsburg la comprend comme se rapportant aux piquets de tente susmentionnés, dont l'usage pour tenir fermement est contrasté avec l'usage des aiguillons pour faire avancer le bétail ; selon lui, tout le vers a référence à la vie pastorale. Les clous d'or du Temple sont désignés par ce mot. On nous dit que David prépara du fer pour les clous qui devaient être employés dans le Temple ; et comme le Saint des saints était plaqué d'or, les clous servant à fixer les plaques furent probablement d'or. Leur poids est dit être de cinquante sicles, égal à vingt-cinq onces, un poids manifestement bien trop petit, à moins d'une simple dorure, pour le poids total requis, si bien que la Septante et la Vulgate le rendent comme exprimant le poids de chaque clou, ce qui est également excessif. Pour remédier à cette difficulté, Thenius propose de lire cinq cents au lieu de cinquante sicles (1Chr 22:3 ; 2Chr 3:9 ; Bertheau, On Chronicles, in Kuzaegf. Handb.).
«Nail», Vulg. palus, est le rendu de πάσσαλος en Ecclus. 27:2. Dans le N.T. nous avons ἣλος et προσηλόω pour parler des clous de la Croix (Jean 20:25 ; Colossiens 2:14). VOIR CROIX.
