Définition dans McClintock & Strong

Nicétas de Dacie (évêque, fin IVe s.)

Nicetas [or Nic(A)Eus] of Dacia

Nicetas [ou Nic(a)eus] de Dacie, ecclésiastique oriental, fut évêque d’une cité appelée par les écrivains ecclésiastiques Civitas Romatiana ou Remesianensis, située en Mésie, quelque part entre Naissus et Sardica, et floruit vers la fin du IVe siècle. Il visita l’Italie à cette époque et, étant à Nola, en contemplant le tombeau de saint Félix, se lia d’amitié avec Paulin (q.v.), qui célébra dans un poème encore existant les hauts talents et les vertus de Nicetas et le zèle avec lequel ce serviteur de Dieu prêchait l’Évangile parmi les barbares. En apr. J.-C. 402 Nicetas fit une seconde visite à Nola, et il ressort d’une épître du pape Innocent I (note xvii, éd. Constant.) qu’il était encore en vie en apr. J.-C. 414. Le moment de sa mort est aussi incertain que celui de sa naissance. Une certaine confusion a été causée par l’erreur de Baronius, qui supposait que Nicetas le Doreux, mentionné dans le martyrologe romain au 7 janvier, était distinct du Nicetas episcopus Romatianae civitatis de Gennadius, et que celui‑ci était le même que le Nicetas d’Aquilée, à qui une lettre fut adressée par Léon le Grand en apr. J.-C. 458 — hypothèse qui l’obligea à prouver qu’Aquilée portait le nom de Civitas Romatiana. Mais les recherches de Holstein, Quesnel et Tillemont ont réglé la question. Gennadius nous informe que Nicetas composa, dans un style simple mais élégant, des instructions pour ceux qui se préparaient au baptême, en six livres, dont il donne les arguments, ainsi qu’un Libellus Ad Lapsam Virginem. Le premier est certainement perdu, mais on trouve parmi les œuvres de saint Jérôme (vol. II:178, éd. Vallarsi ; vol. V, éd. Bened.) un tractat intitulé Objurgatio ad Susannam Lapsam ; et parmi les œuvres de saint Ambroise (vol. II:311, éd. Bened.) le même texte sous le nom Tractatus ad Virginem Lapsam, bien que l’on puisse prouver de la façon la plus convaincante qu’aucun de ces deux docteurs n’en est l’auteur. On conjectura donc, par Cotelerius, qu’il pourrait en réalité appartenir à Nicetas, opinion qui a été généralement adoptée, bien que la question demeure fort douteuse. Voir Gennadius, De Viris Illustr. 22 ; Schonemann, Biblioth. Patrum Lat. vol. II, § 17, s. v.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.