Définition dans McClintock & Strong

Monastiques nestoriens

Nestorian Monastics

Nestorian Monastics

sont une classe de dévots parmi les Nestoriens (q.v.), se disant de l'Ordre de saint Antoine, quoique ils n'adhèrent pas strictement aux règles de cet ordre ou de quelque autre, et ne soient que peu nombreux. Ils furent probablement fort puissants comme corps monastique autrefois, car il existe aujourd'hui dans le pays nestorien un grand nombre de monastères qui portent leur nom et qu'ils entretenaient. La plupart de ces monastères sont aujourd'hui désertés, en particulier ceux situés sur le Tigre ; les autres n'ont que peu d'habitants, excepté celui d'Ormuz, qui est le plus considérable, et où il n'y a qu'environ cinquante moines. Ce monastère est la résidence des patriarches, et tient son nom d'Hormisdas, un des saints nestoriens.

Il y a quelques autres monastères en Perse, dont le plus important est celui près de Tauris. Ils ont environ vingt couvents doubles, c.-à-d. tant pour les moines que pour les moniales, qui ont des habitations séparées, bien qu'une seule église commune. Tandis que les moines sont employés aux travaux corporels, les moniales préparent leurs vivres. Les Nestoriens religieux ne mangent point de poisson, ne boivent point de vin. Leurs Carêmes sont au nombre de six ; à savoir : le grand Carême de l'Église universelle ; celui des Apôtres, qui commence quinze jours avant la fête de saint Pierre ; celui de l'Assomption de Notre-Dame ; celui de l'Exaltation de la Sainte Croix, chacun de quinze jours ; celui d'Élie, ou des Ninivites, qui dure huit jours ; et celui de la Nativité du Mashiah (Christ), qui continue vingt‑cinq jours. Les moines nestoriens sont vêtus d'une robe noire ceinte d'une ceinture de cuir. Ils portent, au lieu d'une capuche, un turban bleu. Les moniales sont vêtues de la même manière, sauf qu'elles attachent autour de leur tête et sous leur menton une sorte de voile noir. Elles doivent avoir quarante ans avant de prendre l'habit monastique. Si un moine désire quitter son couvent pour se marier, il demande la permission du pacha, et l'évêque est obligé d'y consentir de crainte que le moine ne se convertisse au mahométisme. Voir Brunel, Histoire des Clerges Seculier et Regulier, 2:44-47.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.