Définition dans McClintock & Strong

Caspar Neumann

Neumann, Caspar

Neumann, Caspar, théologien allemand, remarquable hébraïste, naquit à Breslau, en Silésie, le 14 septembre 1648. Après ses études au Gymnasium de Sainte-Magdalène, il alla en 1667 à Jena étudier la théologie. Trois ans plus tard il publia sa dissertation sur l'Église catholique (Dissertatio de Ecclesia Catholica), et l'université lui conféra le titre de «magister». Il commença bientôt à lecturer sur l'histoire de l'Église, et ses cours attirèrent de nombreux étudiants. Sur la recommandation des divins de Jena, le duc Ernest le Pieux de Gotha le nomma compagnon de voyage de son fils, le prince Christian, avec qui Neumann parcourut l'Allemagne, la Suisse, le sud de la France, la Savoie et la haute Italie. En 1678 il fut nommé par le successeur du duc prédicateur de cour à Altenburg. Un an plus tard, les autorités de sa ville natale le nommèrent au diaconat de Sainte-Magdalène, et en 1689 comme pasteur de cette même église et assesseur du consistoire. En 1697 il devint surintendant des églises et écoles évangéliques, pasteur de Sainte-Élisabeth, et premier professeur de théologie au gymnasium. Il mourut le 27 janvier 1715. Outre des ouvrages dévotionnels, il écrivit תַּוּלוֹדוֹת, Genesis linguae sanctae Vet. Test. (Nuremberg, 1696) ; Exodus linguae sanctae e captivitate Babylonica tentatus in Lexico etymologico Hebraeo-biblico (ibid. 1697-1700) ; Janua ad significationem hieroglyphicam litterarum Ebraicarum, etc., part 3 (Breslau, 1712) ; De punctis vocalibus (ibid. 1715). Homme de grand savoir, il fut également très pieux et saint, rempli d'amour pour l'humanité. Il est aussi auteur de trente-neuf hymnes, qui se trouvent encore dans beaucoup de recueillets de cantiques. Le plus connu est son Herr, auf Erden muss ich leiden (traduction anglaise dans Choral-book for England, No. 66, «Lord, on earth I dwell sad-hearted»). Voir Tacken, Life of M. Casp. Neumann (Breslau et Leipsic, 1741) ; Koch, Gesch. d. deutschen Kirchenliedes, 5:456 sqq. ; Jocher, Gelehrten Lexikon, 3:881 ; supplément par Rottermund, 5:563 ; Knapp, Evangelischer Liederschatz, p. 1339, s.v. ; Furst, Biblioth. Judaica, 3:30 ; Steinschneider, Bibliogr. Handbuch, p. 101 ; Bleek, Einleitung in das A. Test., p. 132 ; Keil, Introduction to the Old Testament, 2:175. (B.P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.