Définition dans McClintock & Strong
Carl Friedrich Neumann
Neumann, Carl Friedrich
Neumann, Carl Friedrich, orientaliste, ethnographe et historien allemand distingué, naquit de parents juifs le 22 décembre 1798 à Reichmannsdorf, près de Bamberg. Sans ressources, mais par un travail acharné, il put en 1817 se rendre à Heidelberg pour suivre les cours. En 1818 il se fit chrétien, prenant à la place de son ancien nom, Bamberger, celui de Neumann, sous lequel il devint connu du monde littéraire. Après l'achèvement de ses études à Heidelberg et Munich, il fut nommé en 1821 professeur au Gymnasium de Speier, mais, en raison de ses vues libérales, dut quitter sa position en 1825. Il se rendit ensuite à Venise, où il étudia l'arménien auprès des Méchitaristes au monastère de Saint-Lazare ; il poursuivit ensuite ses études orientales à Paris et Londres ; et en 1830 alla en Inde et en Chine, afin de se familiariser complètement avec la langue et la littérature chinoises. Là, il constitua une bibliothèque d'environ 12 000 volumes, principalement sur la littérature chinoise ; et après son retour il fut nommé, en 1833, professeur à Munich, où il donna des cours sur les langues et littératures chinoise et arménienne, sur l'ethnographie, l'histoire universelle et allemande, jusqu'en 1852, année où il fut renvoyé en raison de ses vues religieuses et politiques libérales. Il s'établit à Berlin en 1863, où il demeura jusqu'à sa mort, survenue le 17 mars 1870. Il fut un observateur attentif des phases politiques et philosophiques de l'histoire, et dévoué aux institutions républicaines. Le gouvernement américain lui inspirait de l'admiration, et il accueillait chaleureusement tout Américain qui avait occasion de le visiter. Il se mêlait librement à la société étrangère à Berlin, et était très recherché par tous les étrangers amateurs de lettres dans la capitale allemande. Il écrivit : Memoirs sur la vie et les ouvrages de David, philosophe arménien (Paris, 1829) ; Catechism of the Shamans (d'après le chinois, 1831) ; Pilgerfahrten buddhistischer Priester aus China nach Indien (Leipsic, 1833) ; Lehrsaal des Mittelreichs (Munich, 1836) ; Versuch einer Geschichte der armenischen Literatur (Leipsic, 1836) ; Translations from the Chinese and Armenian, with Notes and Illustrations (Londres, 1839) ; Geschichte des englischen Reiches in Asien (Leipsic, 1857, 2 vols.) ; Geschichte der Vereinigten Staaten von Amerika (Berlin, 1863-1866, 3 vols.), outre divers essais publiés dans la Zeitschrift de la German Oriental Society (1:91-128, 217-237 ; 4:33-43, 225-243 ; 7:141-155 ; 18:294). Une traduction de son Hoei Schein, ou La Découverte de l'Amérique par les moines bouddhistes au Ve siècle, fut publiée à Londres en 1874. Voir Kalkar, Israel u. die Kirche (Hamburg, 1869), p. 128 ; Literarischer Handweiser, 1870, p. 487 sqq. ; Kurz, Gesch. d. deutschen Literatur, 4:867, 925 ; For. Quar. Rev. 21:126, 255. (J.H.W.)
