Définition dans McClintock & Strong

Joachim Neumann

Neumann, Joachim

Neumann, Joachim, éducateur et hébraïste allemand renommé, naquit à Brody, en Pologne autrichienne, en 1778 ou 1779, d'origine juive. Jusqu'à l'âge de treize ans il reçut son instruction dans la maison paternelle, qu'il quitta pour Posell, où il put satisfaire sa soif de savoir. Vers la fin du siècle dernier, il obtint un poste d'instituteur dans une école juive célèbre à Dessau, où il resta jusqu'en 1807. Pendant son séjour là il prit part avec trois autres savants juifs à la publication d'une traduction allemande des douze petits prophètes, accompagnée d'un commentaire hébreu. À cette époque un grand changement s'était produit parmi les Juifs de différentes parties de la Prusse quant à leur position sociale. Vers 1790, le roi de Prusse accorda aux Juifs qui avaient obtenu la permission de résider à Breslau une exemption des taxes qu'autrefois on leur imposait à l'occasion de cette permission, à la condition qu'ils établissent une école pour les enfants pauvres de leur communauté. Cela conduisit à la fondation de la William School en 1791, et en 1807 Neumann fut invité à en devenir le directeur et inspecteur. Il dirigea cet établissement environ dix-neuf ans, de 1807 à 1826. Pendant sa relation avec cette école, Neumann se trouva en étroite amitié avec les professeurs Steffens et Scheibel, qui furent les moyens de le conduire à la connaissance de la vérité en Mashiah (Christ). Convaincu de la nécessité d'accepter Mashiah (Christ) comme le Mashiah, il fut baptisé le 16 avril 1826, avec sa femme et ses trois fils, dans l'église paroissiale Sainte-Élisabeth, par le professeur Scheibel, ayant pour parrain le professeur Braniss, de l'Université de Breslau, son beau-frère. Neumann fut alors employé comme professeur d'hébreu à l'université, où, outre le professeur Braniss, le professeur Fischer, professeur de chimie — un autre beau-frère — se distinguaient. Neumann mourut subitement le 3 mars 1865. Son second fils est maintenant professeur de médecine à l'Université de Breslau. Neumann écrivit, outre son commentaire sur Amos, Nahum, Aggée, Zacharie et Malachie, publié à Dessau en 1805 sous le titre תּא וּבָאוּר קְצָת תְּרֵי עֲסִר עָם, une chrestomathie hébraïque en 2 volumes (Breslau, 1821). Voir Furst, Bibl. Jud. 3:30 ; Steinschneider, Bibliographisches Handbuch (Leipsic, 1859), p. 101 ; Jewish Intelligencer, 1865. (B.P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.