Définition dans McClintock & Strong

Amora (amoraïm)

Amora

Amora (אמורא, interprète ou expositèur). Dans le sens restreint, ce terme désigne les hommes qui assistaient les maîtres de la loi, dans les écoles et collèges de Palestine et de Babylone, aux IIIe, IVe et Ve siècles, en interprétant la loi au peuple. Dans un sens plus large, il désigne tous les maîtres de la loi qui, après la mort de Judah le Saint jusqu’à la clôture du Talmud (apr. J.-C. 219-500), se livrèrent à l’élucidation et au développement des lois énoncées dans la Mishna. Ces maîtres furent appelés «amoraim». Mais la force de ces maîtres, spécialement dans les grandes assemblées, n’étant pas suffisante, ils furent secondés dans leurs leçons par une classe d’hommes intitulés «amoraim de second ordre», pour les distinguer de ceux du «premier ordre». Les hommes du second ordre devinrent de plus en plus indispensables aux maîtres et aux auditeurs, et ils furent bien payés. Ils abusèrent cependant bientôt de leur position en abrégeant ou en développant la leçon, ne se préoccupant que d’être entendus. En conséquence, Rabbin Abbaku prescrivit qu’aucun amora âgé de moins de cinquante ans ne devait être employé.

Le temps des amoraim du premier ordre peut être divisé en six époques — la première de 219 à 280, la seconde de 280 à 320, la troisième de 320 à 375, la quatrième de 375 à 427, la cinquième de 427 à 468, et la sixième de 468 à 500. Nous ne pouvons entrer ici dans le détail des vies et du mérite des amoraim, dont certains ont déjà été traités dans des volumes antérieurs, ou seront traités à leur place dans le présent supplément. Les vies de quelques-uns de ces maîtres ont été écrites par Bacher, dans Die Agada der babylonischen Amoraer (Strasbourg, 1878). (B. P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.