Définition dans McClintock & Strong
Abiathar
Abi'athar (Heb. Ebyathar', אֶביָתָר, père d’abondance, c.-à-d. libéral; Sept. 'Αβιάθαρ ou 'Αβιαθάρ, N.T. 'Αβιάθαρ, Josèphe 'Αβιάθαρος), treizième grand-prêtre des Juifs, fils d’Ahimélec et troisième en descendance d’Éli; 1060-1012 av. J.-C. Lorsque son père fut tué avec les prêtres de Nob, pour une partialité supposée envers David, Abiathar s’échappa; et, emportant avec lui la partie la plus essentielle du vêtement sacerdotal [VOIR EPHOD], se rendit auprès du fils de Jessé, alors dans la caverne d’Adullam (1 Samuel 22:20-23; 1 Samuel 23:6). Il fut bien reçu par David et devint le prêtre du parti pendant son exil et ses errances, recevant pour David des réponses de YHWH (1 Samuel 30:7; comp. 2 Samuel 2:1; 2 Samuel 5:19). La cause de cette forte attache du monarque fut le sentiment qu’il avait été involontairement la cause de la mort des parents d’Abiathar. Quand David devint roi de Juda il nomma Abiathar grand-prêtre (voir 1 Chroniques 15:11; 1 Rois 2:26), et membre de son conseil (1 Chroniques 27:34). Pendant ce temps Zadok avait été élevé au pontificat par Saül — une nomination non seulement incontestable en elle-même, mais conforme à la sentence divine de déposition passée, par l’entremise de Samuel, sur la maison d’Éli (1 Samuel 2:30-36). Lorsque, par conséquent, David acquit le royaume d’Israël, il n’avait aucun motif légitime pour déplacer Zadok, et pour y mettre Abiathar; et l’essai eût probablement été offensant pour ses nouveaux sujets, qui avaient été habitués au ministère de Zadok, et dont il voulait conserver la bonne volonté. Il semble avoir surmonté cette difficulté en maintenant les deux nominations; et jusqu’à la fin du règne de David Zadok et Abiathar furent grands-prêtres conjoints (1 Rois 4:4). Comme grand-prêtre, Abiathar fut, à certains égards, le moins excusable de tous ceux qui participèrent à l’effort de porter Adonija sur le trône (1 Rois 1:19); et Salomon, en le dépouillant du pontificat, lui dit clairement que seule sa qualité sacerdotale et ses anciens services à David le préservaient de la peine capitale (1 Rois 2:26-27). Cela accomplit le jugement sur la maison d’Éli, et rétablit la succession pontificale — Zadok, qui resta grand-prêtre, appartenant à la branche aînée des fils d’Aaron. VOIR ELEAZAR.
En Marc 2:26, un fait est décrit comme survenu «aux jours d’Abiathar, le grand-prêtre» (ἐπὶ 'Αβιάθαρ τοῦ ἀρχιερέως — expression susceptible du rendu «au temps d’Abiathar, [le fils] du grand-prêtre»), qui paraît, d’après 1 Samuel 21:1, s’être produit en réalité lorsque son père Ahimélec était grand-prêtre. La solution la plus probable de cette difficulté (mais voir Alford in loc.) est celle qui interprète la référence ainsi : «aux jours d’Abiathar, qui fut par la suite grand-prêtre» (Middleton, Greek Article, p. 188-190). Mais cela laisse ouverte une autre difficulté, qui naît de la référence précisément opposée (en 2 Samuel 8:17; 1 Chroniques 18:16; 1 Chroniques 24:3,6,31) à «Ahimélec [ou Abimélec] fils d’Abiathar,» comme la personne qui était grand-prêtre avec Zadok, et qui fut déposée par Salomon; alors que l’histoire décrit cette personne comme Abiathar, fils d’Ahimélec. Une autre explication est que père et fils portèrent les deux noms Ahimélec et Abiathar, et pouvaient être appelés indifféremment l’un ou l’autre (J. C. Leuschner, De Achimelecho binomini, Hirschb. 1750). Mais bien que les Juifs eussent souvent deux noms, il n’était pas habituel que père et fils possèdent les mêmes deux noms. D’autres supposent un second Abiathar, père d’Ahimélec, et quelques-uns même un fils du même nom; mais aucune de ces suppositions n’est justifiée par le texte, ni admissible dans la liste des grands prêtres. VOIR GRAND-PRETRE. Les noms ont probablement été transposés par des copistes, car les versions syriaque et arabe ont «Abiathar, fils d’Ahimélec.» La mention d’Abiathar dans le passage de Marc plutôt que du prêtre en exercice Ahimélec peut provenir de la plus grande proéminence du premier dans l’histoire du règne de David; il paraît même alors être avec son père et prendre quelque part aux fonctions pontificales. En explication additionnelle de l’autre difficulté susmentionnée, il peut être suggéré comme non improbable qu’Ahimélec ait été aussi le nom d’un des fils d’Abiathar, associé avec lui, ainsi que celui de son père, et que des copistes aient confondu ces noms. VOIR AHIMELEC.
