Définition dans McClintock & Strong

Abbesse (organisation et obligations)

Abbess (2)

Abbess la supérieure d'un corps de religieuses. L'office d'abbesse était électif et à vie (toutefois des abbesses triennales sont mentionnées jusqu'en 1565, 1583). Une abbesse était attachée à un seul monastère ; était tenue d'obéir à l'évêque en toutes choses ; et pouvait être déchue pour inconduite, mais seulement sur rapport de l'évêque au roi. Elle devait aussi rendre compte des biens monastiques au roi et à l'évêque ; elle avait droit à l'obéissance absolue, possédait de vastes pouvoirs disciplinaires, même jusqu'à l'expulsion, mais ne pouvait pas excommunier ; elle ne pouvait non plus donner le voile ni ordonner. En France, une abbesse ne devait quitter son monastère, sauf une fois l'an si elle était convoquée par le roi, qu'avec le consentement de l'évêque, à sa présence pour affaires monastiques. De même elle ne devait parler à aucun homme, sauf pour affaires nécessaires, et alors seulement en présence de témoins, et entre la première heure du jour et le soir. Les abbesses n'avaient pas le pouvoir de choisir des prêtres-confesseurs pour elles-mêmes ou pour leurs religieuses sans la sanction de l'ordinaire. Il y a eu des cas d'abbesses assistant à des synodes provinciaux, où elles étaient distinguées par la crosse pastorale et le voile de la prélature (conférés à soixante ans). Le vêtement d'une abbesse au XIIe siècle consistait en une longue tunique blanche à manches étroites, probablement de lin, et un surtout noir de même longueur aux manches larges et amples, et une cagoule relevée pour couvrir complètement la tête.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.