Définition dans Jewish Encyclopedia

Verre

GLASS

Un mélange fondu de silicates métalliques, généralement transparent ou translucide. Sa fabrication remonte aux temps les plus anciens ; des souffleurs de verre sont représentés sur des tombes datant de la cinquième dynastie en Égypte, du quatrième millénaire av. J.-C., ainsi que sur les tombes des Beni-Hassan, vers 3500 (Wilkinson, “Manners and Customs of the Ancient Egyptians,” p. 240). L’histoire bien connue de Pline sur l’invention de la verrerie par les Phéniciens (« Historia Naturalis », xxxvi. 25) est simplement une fable ; mais, après l’Égypte, Sidon fut le principal centre de fabrication du verre dans le monde méditerranéen à l’époque biblique.

Données bibliques : La seule référence directe au verre dans l’Ancien Testament se trouve en Job xxviii. 17, où il est déclaré que ni l’or ni le verre (n’DIDT) n’égalent la sagesse ; d’où il résulte que le verre, quoique connu, était fort dispendieux. Le Targum de Jérusalem à Deut. xxxiii. 19 interprète « les trésors cachés dans le sable » comme se rapportant aux sables du Belus, la scène de la fable de Pline. Des flacons de verre ont été trouvés dans des fouilles en Palestine (Warren, “Underground Jerusalem,” p. 518 ; Petrie, “Tell el-Hesy,” pp. 52, 53). On a également mis au jour un lacrimatoire ou flacon à larmes parfaitement conservé à Jérusalem (voir illustration) ; il est donc possible que l’expression « Mets mes larmes dans ta bouteille » (Ps. lvi. 8) puisse se rapporter à l’usage curieux de tels vases.

Dans la littérature rabbinique : À l’époque talmudique les Juifs semblent avoir acquis l’art du soufflage du verre. Il est fait mention de cette pratique parmi eux (Yer. Shab. vii. 2), possiblement parce que beaucoup de Juifs s’étaient établis près du Belus, connu pour ses sables. Le verre blanc était très cher (Hul. 84b ; Ber. 31a) : on affirme même que sa fabrication cessa après la destruction du Second Temple (Sotah 48b ; Suk. iv. 6). Les classes plus pauvres utilisaient du verre coloré (Tosef., Peah, iv.). Un nombre remarquable d’objets étaient faits tout ou en partie de verre ; par ex. : tables, coupes, cuillères, vases à boire, flacons (Kelim xxx. 1-4), perles (ib. xi. 8), lampes, lits, tabourets, sièges, berceaux, et canifs et presse-papiers (Tosef., Kelim, iii. 7). Ceux-ci étaient vendus au poids par des marchands juifs (B. B. 89a ; B. K. 31a). Les miroirs étaient généralement en métal ; mais des miroirs de verre sont mentionnés (Kelim 30b ; Shab. 149a).

Bibliographie : Hastings, Diet. Bible, s.v. ; Herzfeld, Handelsgeschichte, pp. 125, 193, 319.

Bouteille lacrimatoire gréco-phénicienne trouvée près de Jérusalem.

(En la possession de J. D. Eisenstein.)

J.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.