Définition dans Jewish Encyclopedia
Lavage des pieds
FEET, WASHING OF
Données bibliques :
Comme les Israélites, à l’instar des autres peuples orientaux, portaient des sandales plutôt que des chaussures, et comme ils allaient ordinairement pieds nus à l’intérieur de la maison, le lavage fréquent des pieds était une nécessité. Ainsi, chez les Israélites, il appartenait d’abord à l’hôte de donner à son hôte de l’eau pour le lavage des pieds (Gen. xviii. 4, xix. 2, xxiv. 32, xliii. 24 ; Juges xix. 21) ; omettre cela était un signe de vive inimitié. Il était aussi d’usage de se laver les pieds avant les repas et avant d’aller au lit (comp. Cant. v. 3) ; s’abstenir longtemps de les laver était un signe de deuil profond (II Sam. xix. 24). Bien qu’il n’existe pas de lois conservées pour les laïcs concernant le lavage des pieds, de telles lois pour les prêtres sont données en Ex. xxx. 19-21. Il y est fait mention d’ustensiles de bronze, placés entre le Tabernacle et l’autel des holocaustes, dans lesquels les prêtres devaient se laver les mains et les pieds en entrant dans le Tabernacle ou avant d’approcher l’autel des holocaustes ; ainsi lors de toutes leurs fonctions sacerdotales. De même qu’on n’approche pas un roi ou un prince sans préparation convenable, qui inclut le lavage des mains et des pieds, ainsi l’Israélite, et spécialement le prêtre, est interdit, lorsqu’il est en état d’impureté, d’approcher YHWH, car celui qui vient souillé mourra assurément.
E. G. n. W. N.
Dans la littérature rabbinique : Ce service était attendu de l’épouse envers son mari (Yer. Ket. v. 30a) ; selon Rab Huna, c’était une des attentions personnelles auxquelles son mari avait droit, peu importe combien de servantes elle pouvait avoir ; de même, selon le Talmud de Babylone (Ket. Gla), outre la préparation de sa boisson et de son lit, la femme devait laver le visage et les pieds de son mari (comp. Maïmonide, « Yad », I.shut, xxi. 3 ; Shulhan ‘Aruk, Eben ha-‘Ezer, 80, 4). Les prêtres n’étaient pas autorisés à officier s’ils n’avaient accompli leurs ablutions, parmi lesquelles le lavage des pieds est spécialement mentionné (Zeb. 17b). Selon Tosefta, Men. i., les prêtres avaient coutume de frotter et de laver leurs mains et leurs pieds dans le bassin deux fois, afin d’assurer le degré de propreté requis ;
Le Sabbat et le Yom ha-Kippurim, ainsi que le Tish'ah be-Ab, imposaient certaines restrictions sur le lavage des mains, du visage et des pieds. Pourtant, celui qui, lors de Tish'ah be-Ab, revenait d’un voyage était autorisé à se laver les pieds (voir Lampronti, « Pahad Yizhak », s.v. nv’m).
s. s. E. G. H.
