Définition dans Jewish Encyclopedia

Vautour

VULTURE

Les termes hébreux rendus, dans l’une ou l’autre des versions anglaises, par « vautour » sont : « da’ah » (Lev. xi. 14) et sa variante « dayyah » (Dent. xiv. 13 et Isa. xxxiv. 15 [H. V. « milan »]), « ayyah » (Lev. xi. 14; Deut. xiv. 13; Job xxviii. 7 [R. V. « milan » et « faucon »]), et « raham », « rahamah » (Lev. xi. 18; Deut. xiv. 17 [A. V. « gier-aigle »]); tous se rapportent à des oiseaux impurs. Le riiham est identifié avec le vautour égyptien ou de Phanioh {Neophron perciiopier us), appelé aussi par les Arabes « raham »; c’est un oiseau migrateur, connu iii Palestine et en Arabie, revenant du sud au printemps. Le « nesher » hébreu (toujours traduit par « aigle » dans l’A. V. et la R. V.) désigne aussi les grands oiseaux de proie en général, et, dans certains passages, se rapporte particulièrement au vautour, ou au vautour griffon, qui appartient à la famille des VuUuridue. Ainsi en Jer. xlix. 16 et Job xxxix. 27-30, où le nesher est décrit comme faisant son nid sur les plus hautes falaises, ce qui est caractéristique du vautour; ou en Dlicah i. 16, où il est fait allusion à la tête chauve du nesher (cela ne peut se rapporter qu’au vautour, qui est dépourvu de véritables plumes sur la tête et le cou); ou encore lorsqu’il est employé comme image d’une armée envahissante (cf. Deut. xxviii. 49; Jer. xlviii. 40; Hos. viii. 1; Hab. i. 8). Les Romains non plus ne faisaient pas nettement la distinction entre l’aigle et le vautour (Pliny, “Nat. Hist.” X. 3, xiii. 26). Le vautour griffon est le plus abondant en Palestine, où il niche en colonies, tandis que le milan est représenté par quatre espèces.

Outre tous les termes bibliques pour le vautour, le Talmud emploie le nom « ra’ah » à cause de l’acuité de la vue du vautour, « car, tout en étant à Babylone, il peut apercevoir une charogne en Palestine » (llul. 63b; B. M. 24b [Rashi]). Dans le passage de Hullin, il est dit qu’il y a cent espèces d’oiseaux impurs en Orient, appartenant toutes à la tribu du vautour (« min ayyah »). Le nom propre du raham est — on l’appelle raham parce qu’à son apparition la miséricorde, c’est-à-dire la pluie, est accordée au monde, tandis que le nom pipit)' est dû à son cri « shirkrek » (Hul. 63a). En Hul. 25b est mentionné un oiseau dont on fabriquait des récipients avec les serres, et que Rashi explique être un vautour griffon.

Bibliographie : Tristram, Nat. Hist. p. 172; Levvysolin, Z. T. p. 187.

E. G. n. ,

I. DI. C.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.