Définition dans Jewish Encyclopedia

Tente

TENT

(^3nN) : Demeure habituelle des nomades, qui sont par conséquent décrits comme habitant des tentes (Gen. iv. 20). À la différence de la hutte de branchages (« sukkah »), il s'agit d'un logement portable fait de peau ou de toile tendue sur des perches. La tente des anciens Israélites ressemblait très probablement à celle des Bédouins modernes de Syrie et d'Arabie. La couverture de la tente (« yeri'ah ») consistait à l'origine en peaux, puis en toile grossière moderne tissée avec les poils de chèvres noires (comp. Cant. i. 5) ; les Arabes appellent en conséquence leurs « maisons de poil » (« bait wabar », « bait sha‘r »). Cette étoffe, filée en longues bandes étroites sur des métiers primitifs par les femmes bédouines, feutre rapidement et résiste aux pluies les plus fortes. Les bandes sont cousues ensemble pour former une couverture de la taille requise, et sont tendues sur trois rangées de trois perches chacune (« ‘ammudim » ; Juges xvi. 26). Les perches centrales sont quelque peu plus hautes que celles de devant et de derrière, et la couverture de la tente tombe donc légèrement de chaque côté, où les rangées de perches sont aussi souvent plus basses, de sorte que le toit est quelque peu arqué ; Isaïe compare donc les cieux à une tente qui est étendue (Isa. xl. 22).

La couverture de la tente était maintenue en place par de fortes cordes (« metarim », Ex. xxxv. 18, Isa. liv. 2, Jér. X. 20 ; « yeter », Job iv. 21), qui étaient attachées à des piquets de bois enfoncés dans le sol (« yated » ; voir ci-dessous), d'où sont tirées des expressions comme « usa‘ », avec ou sans « yated », au sens de lever le camp (Gen. xxxv. 16 et suiv.). Un tissu de tente était suspendu par le haut de façon à donner protection contre le vent et le soleil ; et un rideau suspendu sur les trois perches centrales divisait la tente en deux sections, l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes (« heder » ; Juges xv. 2 ; Gen. xliii. 30), puisque seuls les plus riches avaient des tentes spéciales pour ces dernières (Gen. xxiv. 67, xxxi. 33). Les tentes d'un clan ou d'une famille étaient groupées en campement, un petit nombre étant planté en cercle (comp. « tirah » [= « enclos »] employé comme terme pour le camp des Israélites), tandis que des campements plus vastes formaient de longues rangées.

Les tentes étaient meublées avec la plus grande simplicité. Quelques nattes grossières de paille couvraient une portion du sol et servaient à la fois de chaises et de lits, tandis qu'un trou dans le sol dans la partie des hommes servait de foyer. Un morceau rond de cuir était étendu sur le sol comme table (« shulhan »), et des outres en peau de chèvre (« no’ll », « hemet ») avec le poil vers l'extérieur contenaient de l'eau, du lait ou du grain, l'équipement étant complété par une plaque pour cuire, quelques cuillères de métal grossier, une meule portative pour moudre le grain, et des selles pour les chameaux.

Après la sédentarisation en Canaan, et proportionnellement à cette évolution vers l'agriculture, les Hébreux cessèrent d'habiter en tentes, bien que, pour des raisons religieuses, les Réchabites observèrent longtemps l'ancienne coutume.

Les piquets de tente étaient un objet familier ; on les enfonçait dans le sol à une certaine distance de la tente. Ces piquets sont en bois, d'environ un pied de long et un pouce de diamètre, pointus d'un côté et munis d'un crochet de l'autre, auquel on attache la corde. L'équivalent hébreu de l'expression « planter une tente » est donc « taka' » (comp. Gen. xxxi. 25 ; Jér. vi. 3), qui signifie « enfoncer les piquets de tente ». De même « retirer les piquets de tente », comme noté ci-dessus, signifie lever le camp pour un voyage.

E. c. I. Be.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.