Définition dans Jewish Encyclopedia

Tannaïm et Amoraïm

TANNAIM AND AMORAIM

Le nom « tanna » dérive de l’araméen « teni » ou « tena » (= « enseigner »), et désigne en général un maître de la loi orale, et en particulier l’un des sages de la Mishnah, ces maîtres de la loi orale dont les enseignements sont contenus dans la Mishnah et dans la Baraita. Le terme fut d’abord employé dans la Gemara pour indiquer un maître mentionné dans la Mishnah ou dans une baraita, par opposition aux autorités postérieures, les Amoraim. Tous les maîtres de la loi orale mentionnés dans la Mishnah ne sont toutefois pas appelés tannaïm, mais seulement ceux qui appartiennent à la période commençant avec les disciples de Shammaï et de Hillel et se terminant avec les contemporains de Judah ha-Nasi I. Les autorités antérieures à cette période sont appelées « zekenim ha-rishonim » (les anciens premiers). Au temps des Amoraim, le nom de « tanna » fut aussi donné à une personne versée dans la Mishnah et les autres traditions tannaïtiques.

La période des Tannaïm, qui dura environ 210 ans (10-220 apr. J.-C.), est généralement divisée par les savants juifs en cinq ou six sections ou générations, le but de cette division étant de montrer quels maîtres développèrent leur activité principale simultanément. Certains tannaïm, toutefois, furent actifs dans plus d’une génération. Voici une énumération des six générations et des tannaïm les plus éminents qui leur appartiennent respectivement :

Première génération (10-80 apr. J.-C.) ; principaux tannaïm : les Shammaïtes (Bet Shammaï) et les

Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.