Définition dans Jewish Encyclopedia

Ramah

RAMAH

(RAMATH ou RAMATHA) : Mot (signifiant « hauteur ») d’usage fréquent comme élément dans les noms de lieux des districts montagneux de la Palestine ; par ex., Ramath-lehi ; Ramath- ou Ramoth-négeb ; Ramath- ou Ramoth-Galaad ; et Ramath-mizpeh. Il apparaît aussi sous la forme Ramathaim. De plus, il existe un certain nombre de villes différentes désignées simplement Ramah.

1. Ramah d’Aser (Josué xix. 29) : probablement la présente Ramiya, au sud-est de Tyr, un petit village très ancien.

2. Ramah de Nephtali (Josué xix. 36) : lieu fortifié, probablement l’actuel Er-Rameh, 12 kilomètres au sud-ouest de Safed, bien situé dans une région bien irriguée.

3. Ramah de Benjamin : Mentionnée avec Gabaon (Josué xviii. 25) comme étant au nord de Jérusalem, près de Gibéa ou Geba (Juges xix. 13 ; Esaïe x. 29), et près de la ligne frontière entre Juda et Israël. Baasa d’Israël la fortifia afin de fermer la route de Jérusalem vers le nord (1 Rois xv. 17 et suiv. ; 2 Chroniques xvi. 1 et suiv.), mais Asa de Juda en fit aussitôt raser les ouvrages (1 Rois xv. 22). Selon l’“Onomasticon” d’Eusèbe, elle était à 6 milles romains de Jérusalem, en face de Béthel. Elle correspond sans aucun doute au village actuel d’Al-Ram, sur la route de Jérusalem à Naplouse, à 9 kilomètres au nord de Jérusalem. C’est à cette Ramah qu’il est fait allusion dans Jérémie xxxi. 15, Juges iv. 6, et Osée v. 8, bien qu’il soit douteux si elle est identique au lieu de naissance de Samuel (voir Ramah no 4).

4. Le lieu natal de Samuel. Dans 1 Samuel i. 1, le lieu est appelé Ramathaim, mais ailleurs Ramah : la Septante, toutefois, emploie toujours la première forme. Selon 1 Samuel ix. 5, la maison de Samuel se trouvait dans le territoire de Tsoph, si bien que son père est appelé un Tsophite (voir Ramathaim-zophim) ; l’addition « du mont d’Ephraïm » montre que ce territoire et Ramah étaient situés sur la montagne d’Ephraïm, dans la partie méridionale, à la frontière de Benjamin. De même, il ressort de 1 Maccabées i. 34 (’Pfi;i5^a,uEiv) que Ramathaim était plus au nord que la Ramah no 3, car selon ce passage Ramah, comme Ephraïm et Lydde, faisait originellement partie du territoire samaritain, n’ayant été incorporée à la Judée qu’en 145 av. J.-C., si bien qu’Eusèbe place Ramah dans le voisinage de Diospolis (voir Lydde). Le tombeau de Samuel, qui selon le récit biblique se trouvait à Ramah (1 Samuel xxv. 1), est par la tradition courante indiqué en « Nabi Samwil » ; cependant ce lieu n’est certainement pas Ramah, mais correspond à l’ancienne Mizpeh en Benjamin. Aucune identification définitive de Ramah n’a encore été faite. Ramallah, un grand village chrétien à l’ouest d’Al-Birah, a été proposée, mais cela n’est pas en accord avec les déclarations de l’“Onomasticon.” Le site est plus probablement celui de Rentis, à environ 15 kilomètres à l’est de Lydde ; ou Bet Ramah, un peu à l’est de cet endroit.

E. G. H. I. Be.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.