Définition dans Jewish Encyclopedia

Rabba

RABBAH

(RABBATH) : Capitale des Ammonites, où, selon Deut. iii. 11, était montrée la couche du géant Og. David assiégea et prit la ville (II Sam. xi. 1), mais sous Salomon, ou peu après la division du royaume, lorsque Ammon recouvra son indépendance, Rabbah devint de nouveau un lieu grand et florissant avec de magnifiques palais, et les Prophètes annoncèrent plus d'une fois sa destruction comme celle d'un ennemi haï (Amos i. 14 ; Jér. xlix. 4 ; Ézéch. xxv. 5). Dans la période postexilique, on ne sait rien de la ville jusqu'à la Diaspora, lorsqu'elle fut reconstruite à une échelle magnifique par Ptolémée Philadelphe et nommée Philadelphie. Elle devint alors l'une des plus importantes villes hellénistiques du pays à l'est du Jourdain ; elle appartenait à la Décapole. La ville fut prise par Antiochus Épiphane en 218 av. J.-C., et continua à prospérer à l'époque romaine, comme le montrent ses ruines, qui se trouvent dans une vallée bien arrosée, sur les deux rives du Nahr Amman. La date de sa destruction, qui fut due en grande partie à des tremblements de terre, est inconnue. L'historien et géographe arabe Abu al-Fida déclare qu'elle était en ruines lorsque les musulmans conquirent la Syrie.

L'ancien nom s'est conservé dans l'actuel ‘Amman, qui remplaça le nom gréco-romain ; cela s'est fréquemment produit en Palestine. La forteresse était située sur la colline du côté nord, et la « ville des eaux », dans la partie basse du cours d'eau, se distingue de la ville proprement dite (c.-à-d. la partie haute, avec la forteresse sur la colline) dès le récit des campagnes de David (II Sam. xii. 27 et suiv.). Une colonie de Circassiens est maintenant établie dans les ruines.

Bibliographie : Survey of Eastern Palestine, Memoirs, i. 19 et suiv. ; G. A. Smith, Historical Geography, pp. 595-608 ; Baedeker, Palestine, 6e éd., pp. 129 et suiv.

E. G. II. I. Be.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.