Définition dans Jewish Encyclopedia
Ouest
WEST
L’un des « quatre bords » (niDJ3, Isaïe xi. 12 ; Ézéch. vii. 2 ; Job xxxvii. 3, xxxviii. 13) ou « quatre coins », également connus comme les « quatre extrémités » (Jér. xlix. 36) ou les « quatre vents » (Ézéch. xxxvii. 9 ; Dan. viii. 8, xi. 4), en lesquels les Hébreux, suivant des analogies assyriennes, divisaient le ciel et la terre. Comme l’Est était appelé « kedem » (= « devant »), l’ouest était désigné comme « ahor » (= « arrière » ; Isaïe ix, 11 ; Job xxiii. 8). Puisque la mer Méditerranée était à l’ouest de la Palestine, le substantif D' (= « mer ») devint un terme favori pour désigner l’ouest (Ex. x. 19, xxvii. 12, xxxviii. 12 ; Gen. xii. 8, xxviii. 14 ; Isaïe xlix. 12 ; Ps. cvii. 3), un autre mot étant « ma'arab » (= « le point où le soleil se couche » ; Ps. lxxv. 7 [Version Autorisée King James 6], ciii. 12, cvii. 3 ; Isaïe xliii. 5, xlv. 6).
En hébreu tardif, « ma'arab » est le terme courant pour « ouest » (B. B. 25a). C’est peut-être en opposition à la croyance babylonienne selon laquelle l’entrée du royaume de la mort se trouvait à l’ouest que R. Abbahu émit l’opinion que la Shekinah était à l’ouest (ib.). L’hypothèse contraire, attribuée aux hérétiques (« minim »), dont on disait qu’ils soutenaient la doctrine selon laquelle la Shekinah résidait à l’est, semble donc être une réminiscence de l’influence babylonienne. Puisque la Palestine se trouvait à l’ouest de Babylone, elle vint à être désignée comme Ma'araba (Ber. 2b
Naphtali Hirz Wessely.
Indes occidentales
obtinrent l’aide de résidents juifs, qui furent toujours antagonistes au gouvernement espagnol.
Les Portugais ne furent pas moins intolérants envers les Juifs ; et lorsqu’ils reprirent le Brésil aux Hollandais en 1654, ils exilèrent de nombreux Juifs. Ceux-ci cherchèrent refuge dans les colonies hollandaises, particulièrement à Curaçao, à la prospérité duquel ils ont notablement contribué jusqu’à nos jours. C’est la tolérance manifestée par les gouvernements hollandais et britannique qui aida à établir la suprématie de ces puissances dans les Indes occidentales. La France fut presque aussi intolérante que l’Espagne ; mais, avant la promulgation du « Code Noir » (1685), les Juifs furent autorisés, principalement grâce à la politique de Colbert, à résider et commercer dans les Indes occidentales françaises, malgré l’hostilité des Jésuites. Au dix-huitième siècle, des lois
VUE DE LA « JOODE SAVAANE », SURINAM, GUYANE HOLLANDAISE.
(D’après une estampe du dix-septième siècle.)
et suiv. ; Yeb. 17a et passim), et ses habitants étaient appelés les « fils de l’Ouest » (Niddah 51b).
E. G. H.
