Définition dans Jewish Encyclopedia
Lavage
WASHING
Comparés aux Grecs et aux Romains, les Hébreux accordaient peu d’attention aux soins du corps ; et le bain était rare dans un pays où l’eau était relativement rare. Il importait donc que la propreté personnelle eût une base religieuse et que le culte prescrivît de fréquentes ablutions. Ainsi, par exemple, l’ancienne coutume de se laver avant les repas peut avoir eu son origine dans des exigences rituelles ; et l’eau était un facteur important dans le culte hébreu comme dans toutes les autres religions sémitiques. Une explication partielle de ce phénomène réside dans le fait que les sources et les rivières étaient souvent adorées par les Sémites soit comme des dieux, soit comme les demeures de divinités. Se baigner ou se laver dans de telles eaux était donc en soi un acte rituel, bien qu’il ne faille pas en conclure que toute eau fût sainte, et il faut également garder à l’esprit que celui qui désirait participer à un acte rituel devait d’abord être dans un état qui y fût approprié, ou, en d’autres termes, devait être rituellement pur.
Le sens originel de ce concept ne peut être examiné ici ; car de nombreuses choses conditionnaient la « pureté », tout comme de nombreuses choses rendaient une personne rituellement souillée. Avant tout, toutefois, la propreté corporelle était requise ; car on ne pouvait plus se présenter impur devant Elohîm que devant le roi. Par conséquent, l’homme se lavait non seulement lui-même (Gen. xxxv. 2 ; Ex. xxx. 17 et suiv.), mais aussi ses vêtements (Ex. xix. 10 et suiv.), tandis que le camp d’Israël, qui était considéré comme un lieu saint à cause de la présence de YHWH, était souillé par toute impureté (Deut. xxiii. 10 et suiv.). Il devient ainsi clair comment les ablutions se développèrent en purifications symboliques, spécialement des souillures rituelles. Il suffit, à cet égard, de faire allusion à l’impureté rituelle liée à certaines pollutions physiques, comme le contact avec un cadavre, un lépreux ou sa maison, ou les relations sexuelles. Du point de vue de cette purification symbolique, des ablutions furent prescrites, au cours de l’élaboration de la Loi, pour un certain nombre d’impuretés qui, parce qu’elles pouvaient être aisément éliminées par le lavage, étaient caractérisées comme légères, par opposition aux états plus graves de souillure qui exigeaient un sacrifice et autres mesures semblables. Ainsi, les vêtements d’un lépreux (Lév. xiii. 6, 34, 54-58), ceux de quiconque avait été dans la maison d’un lépreux (Lév. xiv. 47), et la maison elle-même (Lév. xiv. 62) devaient être lavés, tandis que le lavage éliminait aussi la souillure résultant des relations sexuelles et autres choses semblables. Voir aussi Ablution.
E. G. II. 1. Be.
