Définition dans Jewish Encyclopedia

Vents

WINDS

La littérature hébraïque ancienne ne reconnaît que quatre vents — nord, sud, est et ouest — n’ayant pas de noms pour ceux qui viennent des points intermédiaires, de sorte qu’une désignation telle que « nord » a un vaste champ d’application. Les demeures des vents étaient aux quatre coins de la terre (« kezot haarez ») ; ils y étaient enfermés dans des magasins, d’où YHWH les envoyait (Jér. x. 13, xlix. 36, li. 16 ; B. B. vi. 7). Selon Apoc. vii. 1, ces magasins étaient gardés par quatre anges, qui retenaient les vents, tandis qu’ils s’efforçaient continuellement de se libérer (comp. Enoch, lxxvi. 1 et suiv. : « Aux extrémités de la terre je vis douze portes ouvertes vers tous les quartiers du ciel, et les vents en sortaient et soufflaient sur la terre »). Les anciens Hébreux n’avaient aucune conception de la nature et des causes des vents ; pour eux, comme pour tout peuple ancien, le vent était une création mystérieuse, dont les voies demeuraient toujours inconnues (Eccl. xi. 5 [King James Version Révisée] ; Jean iii. 8). En effet, dans leur action comme dans leur origine, les vents étaient des phénomènes entièrement hors de la sphère de la connaissance humaine (Ps. cvii. 25-27 ; Marc iv. 41), et la puissance de YHWH apparaissait d’autant plus grande que c’était Lui qui les créait (Amos iv. 13), les faisait sortir de Ses trésors (Ps. cxxxv. 7 ; Jér. x. 13, li. 16), et en réglait la puissance et le « poids » (Job xxviii. 25). Il en faisait pareillement Ses messagers et Ses serviteurs (Ps. civ. 4 [King James Version Révisée], cxlviii. 8), et employait les « vents tempétueux » comme instruments d’exécution de Ses jugements (Isaïe xxix. 6 ; Amos i. 14 ; Sagesse v. 23 ; Ecclésiastique [Siracide] xxxix. 28).

Les Hébreux, comme il était naturel, distinguaient soigneusement les caractéristiques des vents individuels. Le vent du nord était glacé (Ecclésiastique [Siracide] xliii. 20 ; comp. LXX., Prov. xxvii. 16 ; Job xxxvii. 9), de sorte que Jérôme l’appelait « ventus durissimus ». Lorsqu’il venait du nord, il apportait la pluie (Prov.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.