Définition dans Jewish Encyclopedia
Olivier
OLIVE
Arbre sempervirent, l’un des plus caractéristiques de la Palestine. Le terme «zayit» est appliqué dans l’Ancien Testament uniquement à l’olivier cultivé, l’olive sauvage, l’oleastre des anciens, étant désignée comme «‘ez shemeu» (Néh. viii. 15), bien que certains savants prennent ce terme pour s’appliquer à l’Elmarus angustifolia, également abondant en Palestine, mais entièrement différent de l’olivier. Qu’un cultivar de l’olive sauvage ou l’olivier cultivé ait fourni le bois du Temple (1 Rois vi. 23, 31) est encore matière à discussion. Il est difficile de déterminer le foyer originel de l’olivier, car l’arbre à l’état sauvage était largement répandu même aux temps les plus anciens. Sa culture en Égypte et en Syrie remonte fort loin, et il figura tôt parmi les plantes caractéristiques de la flore méditerranéenne. En Palestine il fut cultivé bien avant l’avènement des Israélites (Deutéronome vi. 11 ; Josué xxiv. 13), qui furent instruits par les Cananéens sur sa culture. En effet, il est fait mention de l’olive dans le récit de l’arche (Genèse viii. 11).
L’olivier se multiplie au moyen de porte-greffes sauvages sur lesquels on greffe. Le sol autour des arbres doit être ameubli par la charrue plusieurs fois au cours de l’année. Les vieilles arbres sont souvent entourés d’un mur ou d’une butte, comme soutien et protection de l’écorce. En général l’arbre porte pleinement tous les deux ans. La récolte a lieu en octobre et novembre, les fruits étant cueillis à la main (comp. Pline, "Hist. Naturalis", XV. 3) ou soigneusement abattus (Isaïe xvii. 6, xxiv. 13 ; Deutéronome xxiv. 20).
Pour la préparation de l’huile les olives sont recueillies avant d’être entièrement mûres, car le fruit trop mûr produit une huile de qualité inférieure. Pour la meilleure huile à l’époque biblique, le fruit était broyé dans un récipient sans être pressé trop fort (Exode xxvii. 20, xxix. 40 ; 1 Rois V. 25 ; Psaume xcii. 11). L’huile ainsi obtenue était utilisée au Temple. L’huile ordinaire était préparée dans des pressoirs taillés dans le roc dans les vignes et les oliveraies, le fruit étant broyé et pressé avec les pieds de la même manière que les raisins (Michée vi. 15 ; Joël ii. 24 ; comp. «Gethsémané» = «pressoir», le nom du jardin dans la vallée du Kidron). Les huileries et les pressoirs sont mentionnés dans le Talmud (B. B. iv. 5). La pierre inférieure (D’), évidée, mesurait deux mètres ou plus de diamètre, à en juger par celles qui ont été trouvées. La pierre supérieure (^)DQ) n’était pas horizontale, comme celle du moulin à farine, mais verticale par rapport à la pierre inférieure, et était déplacée autour horizontalement au moyen d’un bâton fixé au centre (comp. Oliphant, "Haifa", p. 95). Sur les usages de l’huile d’olive voir Oil.
Les olives étaient un aliment important parmi les Hébreux, riches et pauvres ; ces derniers les mangeaient fréquemment crues avec du pain ou trempées dans du sel (Ma'as. iv. 3). De nos jours, toutes les olives pour la consommation à la table ou pour la conservation sont trempées dans la saumure de vingt à trente jours ; et cette coutume prévalait probablement aussi dans les temps anciens. En accord avec ce qui précède la Michna (Ter. 1,8) distingue correctement trois sortes d’olives : (1) pour l’huile, (2) pour la conservation, et (3) pour être mangées crues. Pour les coutumes actuelles liées à l’olivier voir Anderlind dans "Z. D. P. V." 1888, xi. 72 ; et Laudberg, "Proverbes et Dictons", etc., p. 16.
E. G. H. 1. Be.
OLIVER Y FULLANA, NICOLAS DE.
Voir Fullana, Nicolas de Oliver y.
