Définition dans Jewish Encyclopedia
Negeb
NEGEB
(«terre sèche») : Étendue de terre dans le sud de Juda qui, bien que fertile en comparaison du reste de la Palestine, est néanmoins considérée comme un pays aride. Le terme «Negeb» se réfère très souvent au «sud» en général, tout comme «yam» (lit. «la mer») désigne «l’ouest». Les traducteurs ultérieurs, parmi lesquels ceux de la Version Autorisée King James, rendent uniformément «Negeb» par «le sud». Un manque d’exactitude à maintenir distinctes les deux significations se remarque dans de nombreux cas, comme en Genèse xiii. 1, où la Version Autorisée rend «dans le sud», tandis qu’Abraham est représenté comme voyageant vers le nord.
Le Negeb était un plateau d’altitude modérée (comp. Juges i. 9). Bien que peu pourvu en eau, il offrait d’abondants pâturages pour le bétail (Gen. XX. 1, xxiv. 62, xxxvii. 1, xlvI. 5). Les espions que Moïse envoya pour explorer le pays de Canaan rapportèrent que le Negeb était habité par les Amalécites (Nombres xiii. 29), mais au moment de l’invasion israélite les Cananéens y étaient établis (Juges i.c.). Le Negeb, qui comprenait vingt-neuf villes, outre des villages, fut attribué par Josué à Juda ; mais par la suite une partie en fut allouée à Siméon (Josué xv. 21-32, xix. 1-8). Le Negeb fut ensuite divisé en cinq districts nommés d’après leurs occupants : le Negeb de Juda proprement dit, le Negeb des Jérachmélites, le Negeb des Kénites, le Negeb des Chéréthites, et le Negeb de Caleb (1 Samuel xxvii. 10, xxx. 14).
La richesse du Negeb à l’époque de Moïse est indiquée par le fait que les espions en rapportèrent une grappe de raisins qu’il fallut porter sur un perche par deux personnes (Nombres xiii. 22-23) ; et plus tard, à l’époque de Samuel et David, il était encore fameux pour sa fécondité (1 Samuel xv. 9, xxvii. 9, xxx. 16). Durant la période des Rois, le Negeb est mentionné comme ayant partagé la fortune de Juda ; il souffrit surtout durant les temps troublés de Jérémie. Ses villes faisaient partie de celles que les Prophètes promirent de restaurer (Jérémie xiii. 19, xvii. 26, xxxii. 44, xxxiii. 13 ; Abdias i. 19-20).
Bibliographie : Cheyne and Black, Encyc. Bibl. ; Hastings, Diet. Bible.
K. G. H. M. Sei.
