Définition dans Jewish Encyclopedia

Harsith

HARSITH

Une des portes de Jérusalem, mentionnée en Jér. xix. 2 (R. V.) ; elle menait dans la vallée de Hinnom. Le sens du nom ne peut être établi. La Version Autorisée King James donne « east gate » (porte de l'est), manifestement en la reliant à « heres » (la

HART (hébr. « ayyal », la femelle ou la biche ; aussi « ayyalah » et « ayyelet ») : Un des animaux purs énumérés dans Deut. xiv. 5 (comp. xii. 15, 22 ; xv. 22), et parmi ceux prévus pour la table de Salomon (I Rois v. 3 [Version Autorisée King James iv. 23]). Il est certain qu'une des Cervidés est désignée par « ayyal », mais l'espèce particulière commune en Palestine aux temps bibliques ne peut être déterminée maintenant ; le dahu (Germ. ?) se rencontre encore, quoique rarement, aux environs de Sidon. La Septante rend « ayyal » par eka^o^, ce qui suggérerait le Cerf elaphus. Quelques-uns aussi (comp. Winer, "B. R." s.v. "Hirsch") considèrent que « yahmur », mentionné avec « ayyal » (A. V. « fallow deer » ; R. V. « roebuck »), est une espèce de cerf, peut-être le Germs platyceros, plus petit que le cerf commun et le surpassant en vélocité. La rapidité et la douceur caractéristiques du cerf en font une image d'agilité ainsi que de grâce et de tendresse féminines (Gen. xlii. 21 ; II Samuel xxii. 34 ; Psaumes xviii. 33 ; Isaïe xxxv. 6 ; Habacuc iii. 19 ; Proverbes v. 19 ; Cantique ii. 17, viii. 14). Son affection maternelle est allusionnée en Jér. xiv. 8 ; sa timidité en Job xxxix. 1 ; Psaumes xxix. 9 ; son halètement avide pour l'eau en Psaumes xlii. 1. Ces fréquentes références aux qualités et aux habitudes du cerf, aux localités tirant leur nom de lui (Josué x. 12, xxi. 24 ; Juges xi. 12), et le fait qu'il fut consommé comme aliment, montrent qu'il fut à une époque assez commun en Palestine.

Dans le Talmud « ayyal » (« ayyalah », « ayyalta ») et « zebi » sont employés comme noms génériques pour l'ensemble de la famille des cervidés. Le cerf est pris dans des filets ; sa peau sert à faire le parchemin (Ket. 103b) ; sa chair a le goût de celle de la génisse (Bek. 29b). Le mâle a des bois ramifiés (Hul. 59b), ajoutant chaque année un andouiller (Yoma 29a) ; et la chute fréquente des bois donna naissance au proverbe : « Il plaça son argent sur la corne d'un cerf », c'est-à-dire il le perdit dans une entreprise malavisée (Ket. 107b). Sur les difficultés que la femelle éprouve lors de la copulation et de la mise bas voir ‘Er. 54b ; Bek. 7b ; B. B. 16b ; Yoma 29a (comp. Aristote, "De la génération des animaux", V. 2, 3, et Pline, "Historia Naturalis", x. 63, 83) ; et sur la génération de la « yahmurta » (femelle du « yahmur ») voir Bek. 7b. Le cerf est l'animal le plus rapide de tous (Ket. 112a), et il est donc utilisé comme exemple d'alerte pour l'accomplissement de la "volonté du Père dans les cieux" (Ab. v. 20). Qu'un cerf croise son chemin était considéré comme un mauvais présage (Sanh. 65a).

Bibliographie : Tristram, The Natural History of the Bible, p. 99 ; Levy-Solomon, Die Zoologie des Talmuds, p. 111.

E. G. II. I. M. C.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.