Définition dans Jewish Encyclopedia

Hanameel

HANAMEEL

(Hanameel) (R. V. Hanamel) — Données bibliques : Fils de Shallum et cousin de Jérémie. Ce dernier lui acheta un champ pour dix-sept sicles d'argent en signe de sa foi que les Israélites reviendraient sur leur terre (Jér. xxxii. 7-12).

E. G. H. M. Sel.

Dans la littérature rabbinique : Hanameel fut le fils de Shallum, l'homme qui fut miraculeusement ressuscité des morts (Pirke R. El. xxxiii.). Sa mère était la prophétesse Hulda. Comme ses parents, il possédait une grande piété et un grand savoir ; il connaissait les noms des anges et pouvait les conjurer à volonté (voir Incantation). Ainsi, lorsque les Chaldéens assiégeaient Jérusalem, il conjura des anges qui, obéissant à son appel, descendirent du ciel en guerriers et mirent en fuite les ennemis d'Israël. Alors Elohîm changea les noms des anges afin que les conjurations de Hanameel ne puissent empêcher la destruction de Jérusalem. Hanameel, cependant, invoqua le « Prince du Monde » (D^iyn), un archange chargé du gouvernement du monde (voir Metathon), qui souleva effectivement Jérusalem jusqu'au ciel. La ville ne put alors être détruite avant qu'Elohîm ne l'ait rejetée de nouveau, et qu'il ne rendît impossible l'aide du « Prince du Monde » (Ekah Zuta, éd. Buber, p. 62). Une légende très proche de cette haggadah se trouve dans Lam. R. ii. 2 (éd. Buber, p. 110, fin). Du côté paternel comme maternel Hanameel descendait de Rahab par son mariage avec Josué, étant l'un des huit prophètes nés de cette union (Sifre, loc. cit. ; Meg. loc. cit. ; comp. Seder 'Olam R. xx.).

J. L. G.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.