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Hamath

HAMATH

(Ḥamat) : Une ville et un district à la frontière nord de la Palestine (Nombres xiii. 22, xxxiv. 8 ; I Rois viii. 65 ; et ailleurs), située au pied du mont Hermon (Josué xiii. 5 ; Juges iii. 3). Elle est appelée une fois ìl non = « la grande Hamath » (Amos vi. 2). Les habitants, qui étaient appelés « Hamathites » (’DDrin), semblent avoir été une race hamitique incluse parmi les descendants de Canaan (Gen. x. 18). Il n'est fait mention du royaume de Hamath qu'à l'époque de David, lorsque, il est dit, Toï, roi de Hamath, combattit Hadadéezer, roi de Tsoba ; et, à la défaite de ce dernier par David, Toï envoya son fils pour féliciter le roi juif (II Samuel viii. 10).

Hamath fut certainement un des royaumes tributaires de Salomon (I Rois v. 4), comme le prouve le fait que Salomon y bâtit des villes de réserve (II Chroniques viii. 4). Après la mort de Salomon, Hamath semble avoir retrouvé son indépendance ; car une inscription de Salmanasar III (860 av. J.-C.) déclare qu'Irhuléni, roi de Hamath, fit alliance avec les Hittites, avec Damas sous Ben-Hadad, avec Achab d'Israël, et avec d'autres. On a déduit de II Rois xiv. 28 que Jéroboam II (c. 810 av. J.-C.) récupéra Hamath ; mais la lecture du passage est douteuse, le texte paraissant corrompu. Amos, cependant, qui prophétisait à l'époque de Jéroboam II (Amos i. 1), parle de Hamath comme désolée (ib. vi. 2).

Dans les inscriptions assyriennes il est dit qu'Ennilu, roi de Hamath, apporta tribut à Tiglath-Phalazar III (730 av. J.-C.), qui distribua une partie dudit tribut parmi ses généraux, annexant dix-neuf districts à l'Assyrie et transportant 1 223 Hamathites aux sources du Tigre. Sargon aussi se vante d'avoir vaincu les Hamathites et d'avoir installé dans leur pays 4 300 Assyriens. L'affirmation quant à la conquête des Hamathites par les rois d'Assyrie est confirmée par II Rois xvii. 24, xix. 13. D'après la Bible, Salmanasar, roi d'Assyrie, transporta quelques Hamathites à Samarie (ib. xvii. 24). D'autre part, Isaïe parle de Hamath comme d'un des lieux contenant des Israélites exilés (Isaïe xi. 11). Le peuple de Hamath fit une idole nommée « Ashima » (ib. xvii. 30).

Hamath fut connue des Grecs et des Romains sous le nom d'« Épiphaneia », donné par Antiochos Épiphane (Josephus, "Ant." i. 6, § 2 ; Jérôme, "Onomasticon", s.v. "Aemath"). Dans le Midrash, Hamath est appelée N'JQ'2 (= « Épiphaneia » ; Gen. R. xxxvii. 8). Pourtant, le Targum pseudo-Jonathan à Nombres xiii. 22, le Targum Yer. à Nombres xxxiv. 8, et la version syriaque de I Chroniques xviii. 16 rendent « Hamath » par « Antioche », qui était la ville syrienne la plus importante au temps des targumist es. Ce lieu est aujourd'hui connu par son ancien nom « Hamah ». Burckhardt la visita en 1812 et vit des inscriptions hittites en relief sur des pierres. Il décrit l'endroit comme situé des deux côtés de l'Oronte, et comme ayant une population de 30 000.

BIBLIOGRAPHIE : Pococke, Description of the East, I. 143 ; Burckhardt, Travels in Syria and the Holy Land, p. 145 ; Robinson, Biblical Researches, Appendix, p. 176 ; Baedeker-Socin, Palestine, 3e éd., p. 424 ; Unbl, Geographie des Alten Palästina, 1896.

E. G. H. M. Voir.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.