Définition dans Jewish Encyclopedia

Elishah

ELISHAH

Nom apparaissant dans la prétendue table des générations, Gen. x. 4 (comp. I Chron. i. 7) et dans Éz. xxvii. 7. Dans Gen. x. 4, Élisha est l’un des quatre fils de Javan ; donc un peuple ou un pays apparenté aux Ioniens. Dans Éz. xxvii. 7, le nom désigne une région de la mer Méditerranée, d’où Tyr est dite avoir importé de la pourpre. Diverses explications et identifications ont été proposées. Halévy (« R. E. J. » xiii. 14) et d’autres l’identifient au Péloponnèse, qui était en effet célèbre pour son murex pourpre, le nom étant un écho d’« Élis », sinon de « Hellas ». Une ancienne tradition (Josèphe, « Ant. » i. 6, § 2) considère Élisha comme l’Éolide (voir Yer.Targ. sur Gen. x. 4). II. Derenbourg (« Nouveaux Melanges Orientaux », pp. 236 et suiv. ; trad. angl. dans « Hebraica », oct., 1897, p. 7), Lenormant (« Les Origines de rilistoire d’aiires la Bible », etc., ii. 2, 34), Dillmann (Commentary, Gen. x. 4), et Lagarde (« Mitthellungen », ii. 261) y voient la Sicile ou la partie inférieure de l’Italie, opinion appuyée par le Targum sur Éz. nj’lD). Carthage, la ville fondée par la princesse Élissa, a été proposée comme identique à cet Élisha biblique (Ed. Me3’cr, « Geschichte des Altertums », i. 282 ; Stade, « De Populo Javano », pp. 8 et suiv.). Cette dernière opinion, déclarée très séduisante dans Gescniiis, « Th. » s.v., se heurte à l’objection que les Carthaginois n’appelèrent jamais leur ville du nom de la princesse Élissa. De toutes ces suggestions, celle qui l’identifie à la Sicile possède l’élément de probabilité le plus fort. « Javan » dans la table, et ailleurs dans l’Ancien Testament, désigne la Grèce continentale. Ses « fils » sont donc des colonies grecques. Élisha est nommé avec Tarsis (côte sud-ouest de l’Espagne), Kittim et Dodanim (Chypre et Rhodes), et doit ainsi avoir été une autre colonie grecque, celle, à savoir, du sud de l’Italie ou de la Sicile. Les Hébreux, par l’intermédiaire de sources phéniciennes, avaient certainement entendu parler de cette région, comme ils avaient entendu parler de la bien plus lointaine Tarsis.

E. G. H.

Voir la fiche concept
Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.