Définition dans Jewish Encyclopedia

Échanson

CUPBEARER

(HpK'O) : L'officier qui servait la coupe au roi. Comme la Coupe, le porte-coupe est mentionné pour la première fois dans l'Ancien Testament en rapport avec l'histoire de Joseph en Égypte (Gen. xl. 21), où le titre « chef des porte-coupes » (D'pC'DD “ltJ>) montre qu'une telle fonction existait à la cour égyptienne. Dans l'histoire juive cet officier est mentionné dans la description de la cour de Salomon (I Kings X. 5 ; II Chron. i.x. 4), et plus tard à la cour d'Hérode Ier (Josèphe, « Ant. » xvi. 8, § 1). Néhémie fut porte-coupe du roi perse Artaxerxès Longimanus (465-425 av. J.-C. ; Neh. i. 11, ii. 1). Les porte-coupes sont fréquemment représentés sur les monuments assyriens (comparer aussi Tobit i. 22). L'assyrien Rab-shakeh (nptiO~i, II Kings xviii. 17 ; Isa. xxxvi. 2), autrefois supposé être le capitaine des porte-coupes, est aujourd'hui connu pour avoir occupé une fonction différente.

Les porte-coupes égyptiens étaient eunuques (D’D’ID, Gen. xl. 2), comme l'étaient ceux d'Hérode et ceux de l'Assyrie ; et l'on peut supposer que ce fut généralement le cas dans tout l'Orient. La fonction de porte-coupe aux cours mède et perse était, selon Hérodote (iii. 34) et Xénophon (« Cyropédie », i. 3, 8), une des plus honorables. Le porte-coupe devait dans certains cas goûter la coupe avant de la présenter (Xénophon, ib.).

Bibliographie : A. H. Layard, Nineveh and Its Remains, li. 253 ; Joseph Bonomi, Nineveh and Its Palaces, pp. 250, 284 ; Tavernier, Reisen, m., part 2, pp. 6 et seq. — Klemm, Morgenland, pp. 206 et seq.

A. I. M. C.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.