Définition dans Jewish Encyclopedia
Couche
COUCH
Structure sur laquelle on se repose ou dort.
Le terme hébreu ntOD>, signifiant « divan » aussi bien que
« lit », est synonyme de Kiiy (Amos iii. 12) et de
(H Sam. xvii. 28). Dans les temps anciens, le lit juif,
un simple cadre de bois muni de pieds, avec une extrémité légèrement relevée pour la tête (Gen. xlvii. 31), différait probablement peu du simple lit égyptien. Le cadre,
recouvert de OHDID (Prov. vii. 16), servait de lit aux vieillards et aux malades pendant le jour (Gen. xlvii. 31 ;
I Sam. xix. 13 et seq.), tandis qu’aux repas on s’y asseyait, peut-être les jambes croisées (comparer Ézéch. xxiii.
41 ; I Sam. XX. 25).
Amos, qui dénonce l’habitude de s’accouder à
table comme une coutume étrangère (Amos iii. 12, vi 4), parle aussi du luxe qui prévalait dans l’ameublement de
Lit
Conseil
ces lits. Les cadres étaient faits de coûteux bois de cèdre incrusté d’ivoire (Amos vi. 4) ; les pieds
étaient plaqués d’argent, et les dossiers de feuilles d’or
(Cantique de Salomon, iii. 10). On y plaçait des coussins et traversins blancs, ainsi que de coûteux tapis, des couvertures pourpres brodées, du lin égyptien, etc. (comparer Amos
iii. 13 ; Prov. vii. 16 ; Cantique de Salomon, iii. 10).
Deux références dans les tablettes d’El-Amarna montrent combien tôt ce luxe se répandit en Palestine, et déclarent que même à ces temps anciens des lits de bois précieux incrustés d’or furent envoyés comme présents de Palestine en Égypte (Schrader, « K. B. » v. 27, xxvii.
Lit égyptien, montrant l’appui-tête et les marches.
(D’après Wilkinson, « Ancient Egyptians. »)
20, 28). Parfois des coussins étaient placés sur le sol.
Esth. i. 6 parle de lits sur un pavement de marbre,
recouverts de coûteuses étoffes tissées de fils d’or et d’argent (I Esd. iii. 6).
Aujourd’hui, les lits en Orient se font en plaçant des
traversins sur les bas divans qui longent les murs, de sorte qu’une pièce qui sert de salon le jour se transforme aisément en chambre à coucher pour huit
ou dix personnes. Dans l’Israël ancien, les riches avaient souvent des chambres séparées (33EyD "iTn, H Sam. iv. 7 ;
comparer Ex. viii. 3 ; II Rois vi. 17 ; aussi nn. II
Sam. xiii. 10, ou niOD "iTn, H Rois xi. 2 ; II Chron.
xxii. 11), tandis que les pauvres, particulièrement les bergers,
dormaient fréquemment en plein air, couverts seulement de la
« siinlah », avec une pierre sous la tête (comparer Ex. xxii. 26 ; Gen. xxviii. 11, xxxi. 40). Voir BED.
E. G. II. W. N.
COUDENHOVE, COMTE HEINRICH
