Définition dans Jewish Encyclopedia
Cadavre
CORPSE
Le corps d’un être humain mort souillait non seulement ceux qui le touchaient, mais aussi l’habitation, ses occupants, et tous les ustensiles non couverts
(Nom. xix. 14 et seq.). Une personne rendue impure par un
cadavre devait être aspergée d’eau le troisième et le septième jour qui suivaient, puis se baigner et laver ses vêtements le septième jour (Nom. xix. 19).
C’était un devoir sacré que d’ensevelir un cadavre ; et même les
Prêtres, à l’exception du grand prêtre, étaient
autorisés à se souiller par les corps morts de leurs plus proches parents (Lev. xxi. 2, 3, 11). Les naziréens, toutefois, devaient se tenir éloignés de tous les
cadavres (Nom. vi. 6). Cependant le naziréen Samson mangea du
miel qu’il avait tiré de la carcasse d’un
lion (Juges xiv. 9), puisque seul le corps humain pouvait être la source d’impureté chez autrui (Nom.
xix. 22). Durant les quarante années dans le désert,
ceux qui étaient souillés par le contact de cadavres humains furent exclus du camp (Nom. v. 2), et ils ne pouvaient participer ni au sacrifice de la Pâque ni à aucune autre offrande (ix. 6).
Même ceux qui étaient souillés au combat devaient être purifiés (xxxi.
19). Ne pas ensevelir un cadavre était con-
Nécessité sidéré comme le plus grand manque de respect
de l’inhumation. qui pût être montré aux morts (Jer. viii.
2 ; Ps. Ixxix. 2, 3), bien qu’en temps de
guerre cela fût nécessairement fréquent.
La Loi exigeait l’inhumation d’une personne condamnée
(Deut. xxi. 23), et cela s’appliquait même aux ossements
de ceux qui avaient été exécutés par vengeance (II
Sam. xxi. 13). Les Égyptiens étaient experts en
embaumement ; mais en Palestine, où l’art était peu connu,
les corps étaient retirés des maisons aussi rapidement que
possible (comparer Amos vi. 10 ; voir Burial). Les lieux où s’accumulaient des ossements humains,
tels que Tophet dans la vallée de Hinnom, près de Jérusalem, étaient tenus pour particulièrement souillés, et donc horribles. Les « hauts lieux » étaient souillés par les ossements humains plus que par toute autre chose (II Rois xxiii. 14).
BIBLIOGRAPHIE : E. Grimelsen, Der AhnenUultus und die
Urreligion Israels, p. 110, Halle, 1900.
E. G. n. S. Kr.
