Définition dans Jewish Encyclopedia

Chaussure

SHOE

Chez les anciens Hébreux, la chaussure consistait pour la plus grande part simplement en une semelle de cuir ou, moins souvent, de bois, maintenue autour des chevilles par des lanières de cuir (voir Sandales) ; mais il est probable que les femmes juives, même à une époque ancienne, portaient des chaussures plus élaborées, couvrant tout le pied (voir Judith xvi. 11 ; Cant. vii. 1 ; Éz. xvi. 10). Il incombait au marié de fournir trois paires de celles-ci au cours de l’année (Ket. 64a et al.), une pour chacune des trois principales fêtes. Il existe des preuves que les chaussures furent d’introduction relativement récente ; elles étaient donc ôtées dans les moments solennels, comme lors de la théophanie d’Ex. iii. 5, tandis que les prêtres accomplissaient généralement leurs offices sans chaussures. De même, dans le deuil, les affligés ôtaient leurs chaussures (II Sam. xv. 30 ; Éz. xxiv. 17,
23 ; És. xx. 2) ; cette coutume s’est maintenue jusqu’à nos jours. En revanche, au repas de la Pâque, il fut ordonné aux Israélites de garder leurs chaussures aux pieds, prêts à partir (Ex. xii. 11). Pour la cérémonie de halizah, une forme particulière de chaussure est encore employée (voir Halizah, illustrations). Certains rabbins talmudiques étaient cordonniers, ou plutôt fabricants de sandales, parmi eux Johanan ha-Sandalar. Il était permis à un cordonnier d’ôter une chaussure de la forme durant Hol ha-Mo‘ed (les jours intermédiaires des fêtes), mais non de l’y remettre (Yeb. 2a). En tant qu’objets nécessaires, les chaussures étaient considérées comme plus importantes que les poutres d’une maison, mais non que la nourriture (Shab. 129a). À l’époque moderne, il est de coutume d’ôter les chaussures de cuir, ou de s’en passer, au Jour des Expiations, et de porter des pantoufles à la place ; la coutume est mentionnée dans Yoma (viii. 1).

Bibliographie : Bynoeus, De Calceis Hebræorum, dans Ugolini,
Thesaurus, vol. xxix., cols. 578-670 ; Winer, B. R. ; Brüll,
Trachten der Juden, passim ; A. Kohn, dans Geiger’s Wiss.
Zeit. Jüd. Theol. iv. 165-176.

J.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.