Définition dans Jewish Encyclopedia
Shiloah
SHILOAH
(n^E^) : Lieu mentionné dans l’Ancien Testament comme « les eaux de Shiloah » (És. viii.
6) et « le bassin de Siloah » (Néh. iii. 15). Josèphe écrit le mot Siloé, Siloam et Siloam,
tandis que le nom arabe est ‘Ain Silwan. Le bassin
était entouré au sud par les jardins royaux,
et une partie de celui-ci appartenait à la forteresse de Jérusalem,
tandis que la source qui l’alimentait était à l’entrée de la vallée du Tyropœon séparant la ville haute de la
Shield of David
Shiloh
ville basse. Probablement dès le règne de Salomon, de l’eau fut conduite de cette source à un réservoir dans la vallée du Cédron afin d’irriguer les jardins royaux au sud de la ville, bien que l’emplacement de ce réservoir, que Josèphe appelle « le bassin de Salomon »
(« B. J. » V. 4, § 2), ne soit plus connu. Un conduit,
dans lequel fut découverte l’inscription de Siloam, y conduisait l’eau depuis la Fontaine de la Vierge (‘Ain Sitti
Maryam), à travers la partie extérieure du Moriah, jusqu’à un bassin dans la vallée du Tyropœon ; et c’est probablement à ce conduit qu’Ésaïe faisait allusion lorsqu’il parlait des « eaux de Shiloah qui coulent
lorsque le courant diminua de volume. Il fit donc rendre l’orifice plus petit, après quoi la quantité originelle reparut (Yalkut Shim'oni, ii. 285,
éd. Wilna, 1898).
Avant que Shiloah fût relié au bassin, il pouvait avoir été appelé « Gihon » ; car le Targum de Jonathan rend le « Gihon » de I Rois i. 33, 38 par
« Shiloah » ; les deux lieux furent en outre identifiés par Théodoret (« Quaestiones », ii.), comme ils le sont aussi par Burckhardt (« Travels in Syria and the Holy
Land », v. 401) et par Isaac Helo (Tobler, « Jerusalem », ii. 62). Voir Inscription de Siloam.
Fontaine de Shiloah (Siloam).
(D’après une photographie de Bonfils.)
doucement ». À l’heure actuelle (1905), le réservoir
de Shiloah mesure 53 pieds de long, 18 pieds de large et 19 pieds de profondeur.
Selon le Talmud, la source du bassin se trouve exactement au centre de la Terre sainte (Zabim i.
5) ; et, en raison de son flux et reflux singulier, elle a toujours été populairement considérée comme un bras de mer. Après le service au Temple le huitième jour de la fête des Tabernacles, Salomon et le peuple descendirent au bassin, d’où l’eau était puisée et versée sur l’autel (Suk. v. 1). En outre, lorsque les prêtres étaient obligés de manger de grandes quantités de viande sacrée, ils buvaient l’eau de Shiloah pour aider la digestion (Ab. R. N. xxxv.). Le roi Ézéchias fit agrandir l’ouverture, qui n’était pas plus grande qu’une monnaie, afin que l’eau coulât plus librement ; mais l’ouvrage venait à peine d’être exécuté
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Bibliographie : Schwarz, Palästina, 1850, pp. 240-241, Philadelphia ; Neubauer, G. T. pp. 145-147 ; Sepp, Das Heilige
Land, i. 117, 228, 328, 335, 690, Schaffhausen, 1873 ; Robinson,
Palestine, i. 341, 493, 501-505, London, 1841 ; Josèphe, B. J.
ii. 16, § 2 ; v. 4, § 2 ; 6, § 1 ; 12, § 2 ; vi. 8, § 5 ; Guthe, dans Z. D.
M. G. xxxvi. 725-750 ; Socin, dans Z. D. P. V. iii. 547 et suiv. ;
Kautzsch, ib. iv. 120 et suiv., 261 et suiv. ; Guthe, ib. iv. 250
SHILOH (n^s'L*' ou à l’origine, comp.
Ville d’Éphraïm où furent placés, après
l’établissement en Palestine, l’Arche et le sanctuaire de YHWH, où officiait la famille d’Éli (I Sam. i. 3 et passim, iii. 1 et suiv.). Comme l’Arche ne fut pas ramenée à Silo lorsqu’elle fut reprise aux Philistins, qui l’avaient détenue quelque temps,
et comme les fils d’Éli officiaient au sanctuaire de Nob sous le règne de Saül, on peut supposer que le sanctuaire de Silo fut détruit durant la
Shimei
Shir ha-Shirim
guerre contre les Philistins (comp. Jer. xvii. 12, 14 ;
xxvi. 6, 9). Selon le Code sacerdotal, le
tabernacle fut dressé à Silo (Jos. xviii. 1), qui
devint par conséquent le centre religieux pour tout le peuple, où le pays fut réparti et où l’assemblée se réunit (Jos. xviii. 8 et suiv.,
xxii. 12 ; Juges xxi. 12). C’est de là que les femmes furent enlevées par les Benjaminites durant la fête d’automne. Par la suite, Silo n’est mentionnée que comme demeure du prophète Ahijah (I Rois
xi. 29 et suiv.). Elle est décrite dans Juges xxi. 19 comme étant « au côté nord de Béthel, à l’est du chemin qui monte de Béthel à Sichem, et au sud de Lebonah », tandis que selon Eusèbe elle était à 15 kilomètres de Sichem. Toutes ces descriptions s’appliquent au moderne Sailun, 18 kilomètres au sud de Nablus, avec d’anciens tombeaux rupestres et un bassin dans une cavité taillée dans le roc.
Dans la bénédiction de Jacob (Gen. xlix. 10), il est fait référence à Silo, interprétée comme promettant le royaume à Juda jusqu’à la venue du Mashiah attendu. La meilleure traduction (voir Kohler, « Der
Segen Jacobs ») est : « aussi longtemps que [des pèlerins] viennent à Silo », c.-à-d. tant que le sanctuaire y est établi. Mais voir Adolf Posnanski, « Shiloh : Ein Beitrag zur Gesch. der Messiaslehre » (Leipsic, 1904).
K. o. II. I. Be.
