Définition dans Jewish Encyclopedia
Captifs
CAPTIVES
Données bibliques : La Bible ne prévoit aucune disposition spéciale pour le traitement des captifs faits en guerre. Les captifs étaient considérés comme des esclaves, et à ce titre soumis à toutes les lois qui régissent les relations entre le maître et son esclave non-juif ('JJD3 IDJl) ; (voir Slaves). Dans les premières campagnes de Josué contre les sept tribus qui habitaient la Palestine, il ne pouvait y avoir de captifs de guerre, puisque les Israélites avaient reçu l'ordre de détruire tout le peuple, même les femmes et les enfants (Deut. xx. 16-18). Dans des temps postérieurs les descendants de ces Cananéens qui avaient échappé à la destruction furent considérés par Salomon non seulement comme tributaires, mais aussi comme serfs liés au service des Israélites en tout temps et pour quelque emploi qu'on pût les réclamer (I Rois ix. 20, 21 ; Maïmonide, Yad, Melakhim, vi. 1).
Selon la loi deutéronomique (Deut. xx. 10-18), les Israélites furent commandés de détruire tous les hommes adultes d’un peuple assiégé. Dans certains cas, toutefois, les rois d’Israël firent preuve d’une indulgence exceptionnelle envers leurs captifs. Achab rendit Ben-Hadad de Syrie à très libérales conditions après que celui-ci eut subi une défaite humiliante sur le champ de bataille (I Rois xx. 34). À la demande du prophète Élisée, le roi d’Israël renvoya une armée syrienne qui avait été prise par stratagème (II Rois vi. 20-23).
Les captives féminines étaient également placées sous le même régime que les esclaves féminines non-juives. Une exception particulière à cette règle générale est le cas de la « yefat toʿar » (ׁיְפַת־תֹּאַר, Deut. xxi. 10-14). Un guerrier israélite qui avait eu commerce avec une capturée pouvait la prendre pour femme, après lui avoir permis de pleurer ses parents pendant un mois entier. S’il refusait ensuite de l’épouser, il ne pouvait pas la vendre comme esclave, mais devait la laisser libre.
Dans la littérature rabbinique : Les rabbins considéraient la loi relative aux captives comme une concession réticente aux passions humaines, et la regardaient donc défavorablement. Ils la traitèrent comme une exception et la limitèrent de la manière suivante :
Celui qui prend possession d’une captive pendant la guerre ne peut la répudier ; mais, si elle est disposée à accepter la religion juive, son ravisseur doit la garder dans sa maison pendant trois mois, ceci étant l’interprétation admise de « yerach yomam » (Deut. xxi. 13), puis l’épouser. Si, au terme des trois mois, il ne désire pas l’épouser, il ne doit pas la vendre comme esclave, mais la renvoyer libre. Si elle refuse d’adopter la foi juive, il peut continuer à la garder pendant douze mois et user de persuasion pacifique ; mais si, à la fin de cette période, elle demeure ferme dans sa résolution, il doit la renvoyer libre. À aucun moment le ravisseur ne peut employer la force pour la contraindre à la foi juive. S’il appartient à la famille d’Aaron, il ne peut l’épouser, car la loi juive interdit au Cohen d’épouser une prosélyte (Yeb. 48b ; Kid. 21b ; Maïmonide, Yad, Melakhim, viii. 2-7).
Bibliographie : Hastings, Dictionary of the Bible; Thar; Spitzer, Heer und Wehrwesen (ter Atten Is7-adiien, Griechen und Homer, ch. xlx., Vinkovcze, 1879).
J. Sll. J. H. G.
CAPTIVITY, or EXILE, BABYLONIAN ;
Par « exil » on entend toute forme d’émigration forcée dans laquelle le choix de la nouvelle habitation est laissé à la personne bannie. Dans un sens particulier, le mot sert à désigner l’émigration forcée de communautés plus larges, telles que tribus et nations ; dans ce cas toutefois, aucun choix de domicile ne semble être laissé. Le terme spécifique pour cette espèce d’exil est « déportation ». Dans l’antiquité la déportation fut employée à grande échelle pour des fins politiques, soit pour anéantir le pouvoir d’un peuple conquis, soit pour cultiver de nouvelles contrées inoccupées en les peuplant, soit pour fusionner diverses nationalités — plus largement séparées dans l’antiquité qu’elles ne le sont aujourd’hui — et occasionnellement pour satisfaire plusieurs de ces desseins à la fois.
La plus ancienne déportation d’Israélites mentionnée dans l’Ancien Testament est celle de Tiglath-Pileser III. Ce roi, soit en 734 av. J.-C., lors de la marche contre la Philistie mentionnée dans un fragment de la liste des éponymes, soit (dans le cas où la marche contre la bande de Gaza [734] ne concernait pas les affaires d’Israël et de Juda) en 733 av. J.-C., marcha contre Pécha de Samarie et Rézin de Damas, qui faisaient la guerre contre le roi d’Assyrie, Achaz de Juda, et les punit en annexant les régions frontalières du nord et de l’est (II Rois xvi. 7-9). Alors qu’il annexait ces territoires limitrophes des tribus de Zabulon, Asher et Naphtali, ainsi que les parties de l’est du Jourdain qui appartenaient à Israël, il conduisit les habitants de ces provinces en Assyrie et les y installa (II Rois xv. 29). La seconde déportation eut lieu après la conquête de Samarie en 722 av. J.-C., conquête suivie de la démolition du royaume du Nord. Le dernier roi de ce pays, Osée, avait renoncé à la suzeraineté de Salmanasar V (II Rois xvii. 4), oùupon ce dernier assiégea la ville de Samarie pendant trois ans (724-722). Mais il revint au sort de son successeur Sargon d’en capturer la hostile capitale, comme l’attestent les inscriptions cunéiformes (en contradiction avec II Rois xvii. 3 et suiv., selon lesquelles la conquête fut accomplie par Salmanasar lui-même). À cette occasion 27 280 personnes furent faites captives et déportées, en partie dans la province assyrienne de Gozan en Mésopotamie et en partie en Médie, où elles furent établies comme charges royales ; tandis qu’en même temps des colons d’autres nationalités furent installés à Samarie et aux alentours pour remplacer les déportés. De cette manière non seulement un peuple conquis et hostile fut complètement dispersé, mais il fut immédiatement remplacé par des sujets loyaux envers la couronne, parmi lesquels le territoire vacué fut distribué, qui reçurent des privilèges spéciaux afin de renforcer leur allégeance. Les premiers peuples envoyés là (721 av. J.-C.) depuis Babylone en tant que colons furent les Araméens. À la fin de l’insurrection babylonienne cependant (647 av. J.-C.), Assurbanipal envoya de nouveaux contingents depuis Babylone, Kutha, Sippar (Sepharvaim), Suse et Élam (II Rois xvii. 24, xviii. 11 ; Esdras iv. 4-10).
Les habitants du royaume méridional, Juda, furent à leur tour soumis à deux déportations.
La première de celles-ci eut lieu en 597 av. J.-C. en relation avec la première capture de Jérusalem par Nabuchodonosor. À cette occasion Nabuchodonosor apparut devant les murailles de Jérusalem avec son armée dans le but de punir Josias fils, Joachim, parce que celui-ci, s’appuyant sur l’assistance de l’Égypte, avait renoncé à sa suzeraineté envers Babylone. Dès que Joachin (ou Jéconias), qui avait entre-temps succédé à son père Joïakim comme roi, après une courte défense, se fut rendu aux chefs de l’armée babylonienne, Nabuchodonosor ordonna qu’il fût envoyé à Babylone avec les hommes les plus distingués du pays, ainsi que les trésors les plus précieux du Temple et du palais (II Rois xxiv. 1-16). Ainsi commença l’Exil babylonien (597), année à partir de laquelle le prophète Ézéchiel, qui faisait partie des captifs, date ses calculs. Une autre déportation eut lieu lors de la chute du royaume de Juda (586 av. J.-C.). Le nouveau roi, Sédécias, fils de Josias, dont le nom d’origine était Mattania, avait prêté serment d’allégeance au souverain babylonien (Ézéch. xvii. 13). Mais dès 605 av. J.-C. il avait conçu un complot contre Nabuchodonosor, pour lequel il avait convoqué les ambassadeurs des États syriens mécontents tributaires de Babylone ; à savoir Idumée, Moab, Ammon, Tyr et Sidon. Psammétique II (594-588), le nouveau roi d’Égypte, fut probablement l’âme de l’entreprise. Bien que la paix régnât encore en Syrie et que Sédécias lui-même parût devant Nabuchodonosor pour faire valoir sa bonne foi (Jér. li. 59 et sqq.), il devint bientôt possible pour le roi égyptien Hophra d’amener Sédécias à rompre sa fidélité. Nabuchodonosor fut dès lors contraint d’intervenir et se rendit à Biblos sur l’Oronte afin de conduire une campagne contre Jérusalem directement depuis son quartier général. Le siège commença le 10 janvier 587 et dura un an et demi. Comme la ville, en partie en raison de sa position presque inaccessible et en partie à cause de ses fortifications solides, était presque inexpugnable aux attaques, Nabuchodonosor chercha à affamer les habitants en encerclant Jérusalem par une muraille. L’armée égyptienne approchante obligea alors les Babyloniens à abandonner temporairement le siège pour livrer bataille. Les Égyptiens furent cependant battus ; le siège recommença et se poursuivit jusqu’au 9 juillet 586, date à laquelle les assiégeants pénétrèrent dans la ville par une brèche faite dans la muraille défensive érigée au temps d’Ézéchias (II Chron. xxxii. 5 ; II Rois xxii. 14). Une tentative de fuite de Sédécias et de sa suite fut déjouée ; il et ses compagnons armés furent interceptés avant de pouvoir franchir le Jourdain. La suite fut dispersée, tandis que Sédécias fut capturé et amené devant Nabuchodonosor à Riblah. Là il fut forcé d’assister à la mise à mort de ses fils, qui furent assassinés en sa présence. Ses yeux furent ensuite crevés, et on le conduisit enchaîné à Babylone. Le 7 août de la même année Nabuzaradan, capitaine de la garde du corps de Nabuchodonosor, ordonna que le Temple, le palais royal et toutes les demeures de la ville de Jérusalem fussent incendiés, et que les survivants fussent emmenés captifs à Babylone. Tel fut aussi le sort de tous ceux qui, après la capitulation de la ville, s’étaient réfugiés dans le camp des Babyloniens. Soixante-dix ou quatre-vingts Juifs distingués cependant, parmi eux le grand prêtre Séraïa, furent envoyés à Riblah où, sur l’ordre de Nabuchodonosor, ils furent mis à mort (II Rois xxv. 1 et suiv. ; Jér. xxxix. 1 et suiv., lii. 1 et suiv.). Une troisième déportation des Juifs fut encore ordonnée par Nabuchodonosor. Pendant le siège inutile de Tyr, qui dura treize ans (585-573 av. J.-C.) et contraignit Nabuchodonosor à maintenir une armée permanente en Syrie, il se produisit vraisemblablement une rébellion parmi la population, qui, depuis le meurtre du gouverneur juif de Juda, Guedalia, avait été fortement opprimée (Jér. lii. 30). En conséquence, en 582 ou 581 av. J.-C., on ordonna une autre déportation partielle vers Babylone.
Quant au nombre de Juifs déportés par Nabuchodonosor, il existe deux rapports divergents. D’après les déclarations de Jér. lii. 28-30, qui doivent être acceptées comme plus fiables, étant certainement les plus complètes, 3 023 Juifs furent déportés en 597 av. J.-C., 832 habitants de Jérusalem en 586, et 745 Juifs en 582, soit au total 4 600 personnes. Mais, dans les temps bibliques, comme encore aujourd’hui dans les pays orientaux, seuls les hommes étaient comptés. Il s’ensuit que de 14 000 à 18 000 âmes au total durent être déportées à Babylone. Les autres déclarations, données en II Rois xxiv. 14, 16, ne concernent que la déportation de l’année 597 av. J.-C. Le verset 14 affirme que 10 000 hommes furent envoyés en exil ; tandis que le verset 16 donne le chiffre de 8 000. Comme le premier verset fait partie d’un ajout au texte primitif, il faudra s’en tenir au second, dont les chiffres sont toutefois plus du double de ceux donnés dans Jérémie. Maintenant, si l’on accepte les chiffres donnés par Jérémie pour les années 597, 586 et 582 comme corrects, le nombre total d’exilés, en tenant compte de II Rois xxiv. 16, sera de 12 000 hommes, soit en tout 36 000 à 48 000 âmes. En outre, si l’on suppose que la population totale du royaume de Juda était d’environ 120 000 (les chiffres devraient probablement être quelque peu plus élevés, la contrée étant alors plus densément peuplée qu’aujourd’hui), environ un quart de la population (selon II Rois xxiv. 16) ou, peut-être plus correctement, un huitième (selon Jér. lii. 28-30) fut emmené captif en Babylone.
Les Israélites déportés en 597 espéraient d’abord un prompt retour chez eux. Appartenant sans exception aux familles dirigeantes, ils avaient donné crédit aux paroles des faux prophètes qui les avaient flattés (Jér. xxvii.-xxix. ; Ézéch. xii. 21, xiii. 23) ; et, par opposition à ceux qui étaient restés au pays, ils en vinrent à se considérer comme le véritable Israël, bien qu’eux-mêmes ne se conformassent nullement à la norme que les vrais prophètes avaient décrite d’un Israël idéal (Jér. xxiv. ; Ézéch. xi. 1-21), ni ne donnassent signe d’un « cœur nouveau ». Lorsque, donc, contrairement à leurs espérances, Jérusalem fut détruite en 586, ils furent après tout contraints de suivre le conseil de Jérémie (xxix. 4-9) et de s’accommoder aux conditions d’un exil prolongé.
Comme exilés, placés sous la protection royale et jouissant par conséquent de prérogatives spéciales dans leur nouveau domicile, leur sort personnel fut sans doute plus heureux que celui de leurs frères restés au pays. Leur habitation se trouvait dans la province de Babylone. On ignore cependant s’ils vécurent groupés en nombre considérable ou dispersés à travers le pays. Les lieux où ils habitaient portèrent divers noms ; ainsi « Tell-Abib », selon l’étymologie hébraïque, signifiait « colline d’épis », tandis que sa signification babylonienne était « le déluge » ou « la colline du courant » — la vallée des fleuves Chébar (un des nombreux canaux de l’Euphrate), Chebar, et Ahava (Ézéch. i. 3 ; Ézéch. viii. 15, 17). Un certain nombre de noms propres sémitiques occidentaux, découverts sur des inscriptions trouvées à Nippur, ont amené Hilprecht à croire que beaucoup des exilés y furent établis (voir, par ex., Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement, janv. 1898, p. 54 ; avril 1898, p. 137). Ils non seulement conservèrent leur ancienne distinction tribale, mais tinrent des registres généalogiques particuliers (Esdras viii. 17 ; Ézéch. xiii. 9) ; et les chefs des tribus ou les anciens étaient les chefs des communautés séparées (Esdras viii. et suiv., Néh. et suiv. ; Ézéch. viii. 1, xiv. 1, xx. 1).
Leur condition extérieure n’était pas non plus déplorable. Jérémie, dans ses exhortations (xxix. 5-7 ; comparer Ézéch. xiii. et suiv., xiv. 9-11), déclare que les Israélites furent autorisés à cultiver la terre, à vivre la vie de famille, et, par l’économie et l’industrie, à amasser des richesses. Peut-être, étant autorisés à administrer leurs affaires intérieures par l’intermédiaire de leurs anciens, furent-ils laissés à l’exercice tranquille de leur religion ; et nulle part n’est entendu parler de persécutions sanglantes visant à arracher de force le peuple à sa religion ancestrale et à le contraindre à adopter celle des vainqueurs. Toute la misère, le besoin, l’emprisonnement et les mauvais traitements, fréquemment décrits comme subis en Babylone, doivent être expliqués par le fait que les Prophètes, lorsqu’ils repensaient à la catastrophe nationale, ressentaient de nouveau toutes les douleurs de l’errance et de la servitude. Par conséquent, la description du peuple comme un ver sans défense (Isa. xli. 14), et de la violence et du pillage qui avaient réduit Israël à l’état de ceux qui souffrent enchaînés et en servitude (ib. xiii. 20-24), n’est pas attribuable aux souffrances réelles infligées dans le pays de l’exil. Les chaînes et les liens ne sont pas ceux qui leur furent forgés dans le pays de l’exil : ils sont figuratifs de la condition d’errance et de servitude dans laquelle les Israélites exilés sont tombés ; ils ont perdu leur patrie, ils ont été dépouillés, et les entraves de la domination étrangère pèsent lourdement sur eux. Les Prophètes déplorent aussi la profonde humiliation à laquelle Elohîm a soumis Son peuple en le livrant à la ruine, et regrettent le fait que même les chefs religieux, les prêtres et les prophètes eux-mêmes, aient été livrés à la profanation d’un peuple païen, au lieu d’être autorisés à servir YHWH dans Son saint Temple selon la mission divine qui leur avait été assignée (Isa. xliii. 28, xlvii. 6). La source du chagrin le plus poignant pour les dévots de YHWH fut le ridicule jeté par les idolâtres sur leur religion, leur Dieu et Sa puissance ; car, comme les païens ne pouvaient rattacher la chute du peuple à sa vraie cause — les péchés du peuple lui-même — ils virent dans la chute de Jérusalem et de son Temple une preuve de la faiblesse du Dieu d’Israël (Isa. lii.).
En conséquence des circonstances extérieures favorables des exilés, et particulièrement de ceux engagés dans le commerce diversifié de la métropole babylonienne, le désir du pays d’origine s’atténua progressivement, et ils apprirent à se contenter de la prospérité matérielle. La plupart de ces personnes indifférentes furent perdues pour leur peuple ; car, dans leur souci de conserver la richesse acquise, elles apprirent à se conformer aux mœurs et coutumes du pays, sacrifiant ainsi non seulement leur indépendance nationale mais aussi leur indépendance et individualité religieuses. D’où la dénonciation par les Prophètes des diverses formes d’idolâtrie pratiquées parmi le peuple. Même si la description de l’idolâtrie mentionnée en Isa. lvi. 9-lvii. 13a appartient à une époque pré-exilique, beaucoup d’autres passages décrivent si graphiquement les pratiques idolâtres des exilés que la relation entre celles-ci et le culte babylonien ne peut être méprise (Isa. lxv. et suiv. ; comparer ib. lxvi. 17). Malgré toute cette indifférence et cette impiété de la masse, il subsista néanmoins un élément resté fidèle au service de YHWH. Ces « serviteurs de YHWH », qui s’humiliaient (D'Uy, « les doux ») à Sa volonté, se rassemblèrent autour des quelques prophètes qui demeuraient fidèles au Seigneur, mais dont la voix et l’influence se perdaient au milieu de la dépravation générale et qui, en plus de la douleur causée par l’ingratitude basse et l’infidélité envers le Dieu de leurs pères, durent aussi endurer toutes les flèches du mépris et du ridicule. Tandis que certains, bien que sans obéir aux exhortations du prophète (Ézéch. xxxiii. 31), écoutaient ses paroles — soit parce qu’ils appréciaient son éloquence, soit parce qu’ils se divertissaient et se plaisaient à l’enthousiasme sacré de l’homme de Dieu — d’autres se moquaient de cette foi en le Seigneur et de l’espérance naïve des dévots de YHWH en un salut futur et une délivrance de la captivité païenne (Isa. lxiv. 5). En effet, dans leur illusion, ils en vinrent même à l’hostilité ouverte et à l’oppression ; et une référence à une sorte d’excommunication ou, du moins, à une déclaration ouverte d’ostracisme, est contenue dans le passage susmentionné. Ces tristes expériences de tous les vrais Israélites tendirent à les séparer de plus en plus de leurs frères dévoyés. Plus les exilés pieux se sentaient repoussés par leur environnement païen et par leurs compatriotes infidèles (Ps. cxxxvii. 3 et suiv.), plus l’union entre eux devenait étroite et plus forte leur allégeance à leurs prophètes et à la Loi. Ce qu’ils rétablirent presque immédiatement de la religion de leurs pères fut les observances sacrées. Certes, une célébration festive des grandes fêtes était exclue, eu égard aux conditions défavorables et à l’humeur du peuple. Une telle célébration fut donc remplacée par des jours solennels de pénitence et de prière pour commémorer la catastrophe qui avait frappé le peuple (Zach. vii. 3, viii. 19). Les jeûnes des pères furent également observés, quoique d’une manière si superficielle et inconsidérée que le prophète fut contraint de condamner le mode d’observation, et de blâmer le jeûne lorsqu’il est accompagné des affaires ordinaires du commerce quotidien (Isa. lviii. 3). Comme les fidèles ne pouvaient honorer YHWH par des sacrifices en pays étranger, il ne leur restait rien de tout leur cérémonial sinon l’observance du sabbat (Osée ix. 3-5) et d’autres coutumes liées à une certaine indépendance d’action. Telles, par exemple, étaient l’acte de la circoncision, qui, avec l’observance du sabbat, constituait une marque distinctive d’Israël ; la prière régulière, accomplie face à Jérusalem (I Rois viii. 48) ; et le jeûne, déjà mentionné. Lorsque les Prophètes de l’Exil parlaient des conditions sous lesquelles les prophéties divines seraient accomplies, ils insistaient sur l’observance du sabbat comme première obligation, comme la force qui devait unir et préserver la communauté juive (Isa. lvi. 2, 6 et suiv. ; lviii. 13 ; Jér. xvii. 19 et suiv. ; Ézéch. xx. 12 et suiv. ; xxii. 8, 26). D’autre part, il ressort des exigences et exhortations des Prophètes qu’ils étaient désormais disposés à se passer de la liturgie cérémonielle, en tant que forme plus extérieure de l’observance religieuse, afin de mettre l’accent sur l’exemplification de l’esprit religieux essentiel en œuvres de moralité et de charité.
En même temps l’idée fit son chemin que la soumission de la volonté personnelle à celle du Seigneur serait le sacrifice le plus agréable à Ses yeux (Ézéch. xi. 19, xviii. 31, xxxvi. 26 ; Isa. lxi. 1-3). Ézéchiel établit aussi le nouveau principe que l’essence de la religion doit être cherchée dans la moralité individuelle : « La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui » (Ézéch. xviii. 20-32 ; comparer Deut. xxiv. 16 ; Nombres xxvi. 11) ; c’est pourquoi il annonce, en contraste avec la disposition des exilés du moment, un cœur nouveau et un esprit nouveau (Ézéch. xxxvi. 26). La conviction religieuse nouvelle fut confirmée par la contemplation des idoles païennes avec leur culte immoral associé, ce qui produisit un renforcement et une purification de la conception monothéiste, si bien que dans le Deutéro-Ésaïe la certitude de la reconnaissance ultime de YHWH par tous les peuples païens est déjà exprimée.
Une attention particulière fut maintenant portée à la littérature ancestrale ; et c’est ainsi qu’apparut pendant l’Exil babylonien la profession des « scribes », ces lettrés de la Loi qui établirent la norme de piété et de dévotion, et qui transmirent leurs préceptes tant à leurs successeurs qu’au peuple en général, tout en étendant en même temps le corpus des lois par révision et amplification (voir Pentateuque). Les écrits historiques furent également révisés conformément à la norme de la Loi, établissant comme base la conception historique du Deutéronome. Toutes les calamités qui étaient arrivées à Israël furent acceptées par ces exilés comme un châtiment pour les transgressions, et particulièrement pour l’idolâtrie. Le péché de Jéroboam avait ruiné Israël, et les transgressions de Manassé, malgré sa réformation ultérieure complète, ne furent expiées que par la chute de Juda. Ainsi l’histoire passée devait servir à la fois d’avertissement et de guide pour l’avenir. Cela explique le but de la compilation des divers anciens ouvrages historiques en une entité historique : le nouvel Israël, ressuscité de la tombe de l’exil, doit éviter les péchés et erreurs qui causèrent la ruine de ses pères. Et en vérité les Psaumes composés après l’Exil révèlent une introspection plus aiguë, un sens plus profond de contrition et une confession plus franche du péché que ceux d’avant.
La première indication d’un changement en mieux fut la libération du roi Joïakin de sa captivité, avec des honneurs royaux qui le distinguèrent de tous les autres rois à la cour de Babylone. Selon II Rois xxv. 27-30, il fut libéré par Évil-Mérodach (562-560 av. J.-C.) ; et bien que ce passage mentionne la libération comme ayant eu lieu dans la trente-septième année de la captivité de Joïakin, l’événement doit être attribué à Nériglissar (568-556). Le premier changement permanent fut opéré par le roi perse Cyrus. Comme le Deutéro-Ésaïe déjà l’avait souhaité et prédit après la première incursion de Cyrus dans le royaume babylonien (545), une conquête de la ville de Babylone eut lieu (539 av. J.-C.) après la défaite décisive de l’armée à Sippar. Cette conquête cependant ne fut accompagnée ni de spoliation ni de destruction, et fut suivie d’un ordre de reconstruire le Temple de YHWH à Jérusalem. Cette tâche fut confiée à Sheshbazzar, lui-même un Juif (selon I Chron. iii. 18, Shenazar, peut-être un davidide), qui avait été envoyé par Cyrus comme gouverneur à Jérusalem, le roi ayant lui-même auparavant posé la pierre d’angle du Temple. Les travaux de construction furent cependant bientôt arrêtés (Esdras v. 13-16). Sheshbazzar n’alla probablement pas à Jérusalem seul, étant vraisemblablement accompagné de Juifs distingués tels que le davidide Zorobabel, le prêtre Josué, d’autres moins en vue, et une troupe de soldats. Mais une permission générale pour le retour des Juifs ne fut probablement pas octroyée par Cyrus, puisqu’aucune mention de ceci n’apparaît dans aucun des anciens documents.
Le retour effectif des exilés fut accompli par Esdras, qui rassembla à la rivière Ahava tous ceux désireux de revenir. Ceux-ci étaient d’environ 1 800 hommes, ou 5 500 à 6 000 âmes (Esdras viii.), outre 38 Lévites et 220 serviteurs du Temple de Casiphia. Avec ce groupe, investi de pouvoirs royaux, Esdras et Néhémie réussirent, après de grandes difficultés, à établir la communauté juive d’après l’exil. D’après la liste donnée en Néh. vii. 6-73 (= Esdras ii.), que le chroniqueur supposait à tort être l’énumération des personnes revenues sous Cyrus, il apparaît que la communauté juive entière à cette époque comprenait 42 360 hommes, soit 125 000 à 130 000 âmes.
Bibliographie : Sur l’histoire générale d’Israël : B. Stade, Gesch. des Volkes Israel, i. 671-708 (Berlin, 1887), ii. 1-67 (Gotha, 1889) ; R. Kittel, Gesch. der Hebräer, 2e moitié vol., pp. 825-888, Gotha, 1892 ; A. Köhler, Lehrbuch der Biblischen Geschichte (Ancien Testament), 2e moitié, 2e partie, pp. 479-585, Erlangen, 1893 ; J. Wellhausen, Israelitische und Jüdische Geschichte, éd., pp. 135-157, Berlin, 1897 ; G. Klostermann, Gesch. des Volkes Israel bis zur Restauration unter Esra und Nehemia, pp. 222-228, Munich, 1896 ; H. Guthe, Gesch. des Volkes Israel, pp. 221-242, Freiburg-im-Breisgau, 1899. Monographies spéciales : B. Stade, Die Hochbelief Sich die Zahlder Unter Nebuchadnezzar nach Babylonien Deportirten Juden in Zeitschr. für die Alttestamentliche Wissenschaft, 1884, pp. 271-277 ; V. Ryssel, Die Aufnahme der Jüdischen Schriftgelehrsamkeit, in Theologische Studien und Kritiken, 1887, pp. 149-182.
G. V. By.
Données traditionnelles : Diverses causes sont imputées dans la Haggadah à l’Exil babylonien. Certaines autorités mentionnent une indignité générale (Lam. R. proem 19) ; d’autres citent des péchés spécifiques, comme l’idolâtrie, la licenciosité et le meurtre (Tosef., Men. xiii. 22), l’incontinence dans la boisson (Gen. R. xxxvi. 4), une trop grande indulgence réciproque et le fait de ne pas reprendre ceux qui pèchent (Shab. 119b), la non-observation de l’année de remise des dettes et du sabbat, et la négligence de l’étude de la Torah (Yer. Ta’an. iv. 69b).
Israël fut exilé en Babylone parce que la langue des Babyloniens est apparentée à celle de la Torah. Selon une autre opinion, Elohîm exila donc Israël en Babylone parce que celle-ci est un pays bas, comme le séjour d’en bas ; comme il est dit (Osée xiii. 14) : « De la puissance du séjour d’en bas je les rachèterai. » Une autre autorité dit qu’Elohîm exila Israël en Babylone parce que c’était la terre d’où ils étaient venus, comme un mari qui, irrité contre sa femme, la renvoie chez sa mère (Pes. 87b). La Babylone fut la maison d’Israël. Israël et Juda furent exilés en différents lieux afin que chacun pût trouver consolation dans la misère de l’autre (Pesik. R. xxxiii.).
Quarante ans avant qu’Israël ne soit exilé, des palmiers furent plantés en Babylone, parce qu’Israël avait goût pour la douceur de la datte, par laquelle la langue s’habitue à la douceur de la Torah (Yer. Ta’an. loc. cit.).
Lié à l’Exil : Selon une opinion, l’Arche fut emmenée en Babylone. Avec la destruction du Premier Temple cessèrent la dynastie davidique, l’Urim et le Tummim, et les villes lévitiques (Tosef., Sotah, xiii. 1, 2). Pendant cinquante-deux ans après la destruction du Temple aucun oiseau ne fut vu voler en Palestine. Ceci se déduit de Jér. ix. 9, non3 ayant la valeur numérique de 52. Sept cents espèces de poissons purs, 800 sortes de sauterelles pures et une foule innombrable d’oiseaux suivirent les exilés en Babylone (Yer. Ta’an. loc. cit. ; Lam. R. proem 34). Quand Nabuzaradan entra dans la cour du Temple il trouva le sang du prophète Zacharie bouillant. À sa question : « De quel sang s’agit-il ? » le peuple répondit que c’était le sang des animaux sacrificiels. Il égorgea une multitude d’animaux, mais le sang du prophète ne cessa pas de bouillir. Menacé d’exécution, le peuple avoua alors qu’il s’agissait du sang du prophète assassiné. Nabuzaradan égorgea dès lors 80 000 jeunes prêtres, mais le sang ne cessa toujours pas de bouillir. Se tournant vers lui avec colère, il dit : « Veux-tu que je t’extermine tout ton peuple ? » Alors Elohîm eut pitié de Ses enfants et fit cesser le sang de bouillir (Yer. Ta’an. loc. cit. ; Git. 57b). Quatre-vingt mille jeunes prêtres se cachèrent dans les cellules du Temple, où ils furent tous brûlés, à l’exception de Joshua b. Josadaq, le grand prêtre, la « brandie arrachée au feu » (Yer. Ta’an. loc. cit.). Quatre-vingt mille jeunes prêtres s’enfuirent chez les Ismaélites. Lorsqu’ils demandèrent à boire, on leur donna des aliments salés divers, des outres en cuir remplies d’air, et on les invita à manger et boire. Quand l’un d’eux tenta de boire, l’air de l’outre entra dans ses poumons et l’étouffa (ib.).
Nabuzaradan est identifié à Ariôch (Dan. ii. 14). Ce nom suggère que Nabuzaradan, en menant les exilés juifs, rugit contre eux comme un lion (ארי) jusqu’à ce qu’ils eussent atteint l’Euphrate. En arrivant là il dit à ses troupes : « Laissez-les reposer ici, car désormais leur Dieu ne prendra plus soin d’eux. » C’est pourquoi il est dit : « Aux bords des fleuves de Babylone nous étions assis » (Ps. cxxxvii. 1), seulement alors, et non avant (Lam. R. v. 5). Aux bords des fleuves de Babylone ils s’assirent et pleurèrent sur les morts tombés à l’épée de Nabuchodonosor et sur les eaux de l’Euphrate qui furent fatales à ceux habitués aux eaux de pluie et des sources de Palestine. Mais le tyran était assis dans un navire, entouré de tous ses nobles au milieu de toutes sortes de musiques (Isa. xliii. 14), tandis que sur la rive passaient les princes de Juda nus et en chaînes de fer. « Pourquoi ces gens-là vont-ils sans fardeaux sur leurs épaules ? » demanda-t-il en les apercevant. Alors de lourds fardeaux leur furent imposés.
Le désir de la terre sainte tourna le cœur d’Israël vers la repentance. Tant qu’ils étaient dans leur pays Jérémie les exhorta en vain à la repentance ; mais lorsqu’ils furent exilés ils considéraient même les vases sacrés comme sacrés et suspendirent leurs harpes aux saules (Pesik. R. xxviii.).
Elohîm regretta d’avoir exilé Israël (Suk. 52b). Il hâta l’Exil de deux ans, autrement le peuple eût été complètement exterminé (Sanh. 38a). La colère d’Elohîm s’apaisa après qu’ils furent partis en exil (Lam. R. ii. 10). La gloire divine ne quitta pas le Sanctuaire même après sa destruction, selon l’assurance donnée en I Rois ix. 3 ; et ainsi nous lisons (Ps. iii. 5) « de Sa montagne sainte », sainte même quand c’est un mont nu. Cyrus parle (Esdras i. 3) — alors que le Temple était détruit — du « Dieu qui est à Jérusalem » (Tan., éd. Buber, Shemot, 10). L’attitude d’Elohîm est illustrée par ces deux paraboles : Un roi avait deux fils. Il se mit en colère contre le premier, le punit et l’exila, s’écriant : « Malheur à lui ; de quel état heureux doit-il être banni ! » Mais, ayant aussi été irrité contre le second et l’ayant envoyé lui aussi en exil, il s’écria : « C’est moi qui ai mal élevé. » De même, lorsque Elohîm envoya les Dix Tribus en exil, Il s’écria : « Malheur à eux ! car ils se sont éloignés de moi » (Osée vii. 13) ; mais quand Benjamin et Juda furent aussi exilés, Il dit : « Malheur à moi pour mon malheur » (Jér. x. 19). Encore, un roi eut deux fils. Irrité contre le premier, il le frappa si fort qu’il en mourut ; puis il pleura sa mort. Quand le second mourut aussi de son châtiment, le roi dit : « Je n’ai plus la force de pleurer ; appelez les pleureuses qu’elles le lamentent. » De même Elohîm, lorsque les Dix Tribus furent exilées, les pleura (Amos v. 1) ; mais lorsque Juda et Benjamin furent aussi exilés, Il dit (Jér. ix. 16) : « Appelez les pleureuses » (Pesik. xv. 120a, b).
En trois passages des Écritures Elohîm se plaint de Nabuchodonosor le Méchant : en Jérémie, Rois et Chroniques. Comme on se plaint à son voisin en disant : « Voici ce que ce maudit N. N. m’a fait ! » ainsi parle Elohîm : « Voici ce que ce nain babylonien a fait : il a exilé Mes enfants, détruit Ma maison et brûlé Mon Temple » (ib. xiii. 112a, b).
L’expression « parce que, même parce que » (Lév. xxvi. 43) a le même sens que le dicton « mesure pour mesure », et indique que la durée de l’Exil fut proportionnée à la durée de l’impiété d’Israël (Lam. R. proem 21). Hananya b. Azur fut un vrai prophète, mais un plagiaire. Tout ce qu’il entendait Jérémie proclamer sur la place haute il le proclamait sur la place basse. Aussi son annonce que les vases sacrés seraient rapportés en deux ans (Jér. xxviii. 3) repose-t-elle sur la prophétie de Jérémie des soixante-dix ans (Jér. xxv. 11-12), que cependant Hananya avait mal calculée, supposant une mauvaise date pour son commencement et, par conséquent, une date incorrecte pour sa fin (Ter. Sanh. xi. 30b).
« Le lion monta » (Jér. iv. 7) — ceci est Nabuchodonosor dans la constellation du lion (« le cinquième mois », Jér. i. 3) — et détruisit le lion de Dieu (« Jérusalem », Isa. xxi.x. 1). Il en sera de même quand viendra le lion (« Dieu », Amos iii. 8) dans la constellation du lion, dans le même mois où Jérusalem fut détruite (comparer Ter. xxxi. 12 : « Je changerai son deuil en joie »), et Il reconstruira le lion de Dieu (Ps. cxlvii. 2 ; Pesik. xiii. 116a). Qu’Israël n’ait trouvé aucun repos (Lam. i. 3) lorsqu’il partit en exil annonçait aussi son retour ; car la colombe de Noé revint elle aussi parce qu’elle n’avait pas trouvé de repos pour ses pieds (Gen. viii. 9) ; et avec les mêmes paroles est prédit le dérangement d’Israël en exil (Deut. xxviii. 65 ; Lam. ii. i. 3). Quand, par suite des péchés d’Israël, l’ennemi entra à Jérusalem, captura ses héros et leur lia les mains dans le dos, Elohîm dit : « Avec lui je suis affligé » (Ps. xci. 15) ; « Mes enfants sont dans la détresse, serais-je en liberté ? » Alors Il retira Sa main droite de devant l’ennemi (Lam. ii. 3). Ceci fut révélé à Daniel par l’expression עַד־אַחֲרִית (Dan. xii. 13, le vrai sens « à la fin des jours »), « jusqu’à la fin de la main droite », cette main droite qui était en subjection. « Avec la rédemption de Mes fils j’ai aussi racheté Ma main droite » (Pesik. xvii. 131b).
T. SR. C. L.
