Définition dans Jewish Encyclopedia
Calvitie
BALDNESS
Les Hébreux apportaient beaucoup de soin
à la culture de leurs cheveux, qu’ils gardaient longs
(comparer Ézéch. xliv. 20), sauf dans les occasions mentionnées en Lév. xiii. 45, x. 6, etc. (King James Version Révisée), et toujours bien oints d’huile ; ils considéraient donc la calvitie comme un opprobre plus grand encore que les nations classiques (comparer II Rois ii. 23, « tête chauve », comme terme injurieux). Néanmoins, la calvitie ne pouvait être très rare, si l’on considère que les peintures murales égyptiennes représentent les vieux princes et chefs sémites, le plus souvent, chauves. La même conclusion peut être tirée de passages tels que Lév. xiii. 40, 41, où il est fait mention de calvitie au sommet du crâne et de calvitie au front — désignée euphémiquement, semble-t-il, comme « front haut ». Des noms tels que Kareah et Korah, qui signifient « chauve », sont également assez courants.
La plupart des passages de l’Ancien Testament relatifs à la calvitie se rapportent toutefois au rasage total ou partiel de la tête en signe de deuil — tout comme la coupe de la barbe, le port du sac et d’autres défigurations. En Deut. xiv. 1, « calvitie entre les yeux [c’est-à-dire peut-être sur le front] pour un mort » est interdite ; « se faire une calvitie sur la tête » est spécialement défendu aux prêtres (Lév. xxi. 5 ; comparer Ézéch. xliv. 20).
De nombreux passages montrent que, dans l’Israël préexilique, ce rasage (ou cette tonte) était général (comparer Amos viii. 10 ; Isaïe xv. 2, iii. 24 [des femmes], xxii. 12 ; Ézéch. vii. 18 ; Job i. 20 ; Michée i. 16). Un rasage complet, une « calvitie comme l’aigle » (ou plutôt « vautour » ; comparer la marge de la King James Version Révisée), est mentionné. Le rasage partiel des coins de la tête et de la barbe est évoqué et interdit (Lév. xix. 27). Les longues mèches des tempes des Ashkénazes (« peies ») remontent à ce passage. Opposée à la coutume de porter des mèches des tempes est celle des tribus du désert, qui consiste à toujours couper les cheveux sur les côtés du front et du cou ; comparer Jér. ix. 26, xxv. 23, xlix. 32 ; Hérodote, iii. 8 ; représentations égyptiennes ; et voir Barbe.
La coutume funéraire de « raser » la tête est attribuée aux Philistins (Jér. xlvii. 5), aux Moabites (Isaïe xv. 2 ; Jér. xlviii. 37), aux Tyriens (Ézéch. xxvii. 31). Les coutumes de la plupart des nations anciennes étaient analogues. Si Hérodote est digne de foi, les Égyptiens faisaient exception et se rasaient régulièrement la tête (Hér. iii. 12), mais laissaient pousser leurs cheveux dans le deuil (idem, ii. 36) ; voir toutefois Wiedemann, « Herodot’sZweitesBucli », p. 157, sur ces déclarations d’Hérodote, qui sont, à tout le moins, de nature trop générale pour justifier des conclusions précises.
j. jr. W. M. M.
Balance
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