Définition dans Jewish Encyclopedia
Bouteille
BOTTLE
La Version Autorisée King James (en partie d'après l'exemple de la Vulgate, qui emploie « lagena », I Sam. X. 3 ; « laguucula », Lam. iv. 2) a introduit la traduction incorrecte « bouteille » pour divers mots
qui signifient en réalité « outres destinées à contenir des liquides » (« hemet », Gen. xxi. 14 et suiv., pour l'eau ; « nod », Juges iv. 19, pour le lait ; ISani. xvi. 20, Jos. ix. 4, 13, pour le vin ; P s . 1 v i . 8 [Hébr. 9], pour l'eau ; « ob », Job xxxii. 19, pour le vin ; « nebel », I Sam. i. 24, x. 3, etc., pour le vin). La R. V. ne corrige cela que sporadiquement ; comparer I Sam. x. 3, marge ; Ps. cxix. 83 ; tandis que dans Jér. xiii. 12 la leçon marginale substitue « jar ».
Les divers mots dans tous ces passages se rapportent à la peau, généralement de chèvre, parfois de mouton, exceptionnellement de bœuf. L'animal est écorché sans faire de trou dans le corps ; les quatre ouvertures où les pattes inférieures ont été coupées sont fermées en étant cousues ensemble, tandis que l'ouverture causée par la coupe de la tête est liée et sert d'orifice. Le côté poilu est fréquemment l'intérieur, bien que dans d'autres cas il soit laissé à l'extérieur. Pour maintenir la peau étanche, on la graisse ou on l'enduit de poix. (Sur l'habitude de la fumer [Ps. cxix. 83], voir Vin.) Le raccommodage, le rapiéçage et le ligaturage, nécessaires pour des outres qui éclatent, sont mentionnés dans Jos. ix. 4, 13 : « outres vieilles, déchirées et liées ». La facilité à éclater attribuée aux outres neuves contenant du vin (Job xxxii. 19) est, de toute évidence, due à une erreur du texte (comparer le propos du N. T., Matt. ix. VI et suiv.). La leçon ultérieure est : « comme des outres remplies de vin nouveau, il est sur le point d'éclater » (voir le commentaire de Budde, ad loc.).
L'outre est le récipient le plus pratique pour les nomades errants, qui furent probablement les premiers à l'employer. Elle était toutefois d'un usage très général parmi les nations classiques. Son emploi subsiste encore dans une certaine mesure en Espagne et en Grèce, tandis que la coutume n'a nullement diminué dans le monde musulman.
Il est douteux que la traduction de la Version Autorisée King James soit correcte dans le cas de la « bouteille [marge pour “récipient”] des potiers » (Ésaïe xxx. 14). L'expression « nebel » (rendue « cruche [de terre] », Lam. iv. 2) semble désigner dans ce passage
Mode de remplissage des jarres à partir d'outres d'eau.
(D'après une photographie de Bonfils.)
Boton
Boundaries
une grande jarre de terre contenant peut-être autant qu'une outre ordinaire. D'après la connaissance actuelle des récipients destinés à conserver le vin chez les diverses nations anciennes, la forme de bouteille est certainement exclue. Dans Jér. xix. 1 (comparer 10), « une bouteille de terre de potier », le mot « bakbuk » (syriaque, bagbug, peut-être d'une racine signifiant « glouglouter ») semble désigner un récipient à col étroit. Dans I Rois xiv. 3 (A. V., « cruse », marge « bottle »), il est employé pour le miel. La Septante rend toutefois ce mot par jilKog (grande jarre à anses et col étroit) et par arafivo^ (jarre). D'autre part, les mots grec et
par conséquent aussi Povlsvry^ — « sénateur » ; Git-
37a ; Sem. viii., « les boulès ou sénats de Judée »). Selon Yer. Ned. iii. 2 ; Shab. iii. 8 ; Pesik. H. xli. ; Ab. K. N. xx. (éd. Schechter, p. 72), il y avait vingt-quatre boulès dans le sud de la Judée, qui disparurent en raison du mépris général pour la sainteté du serment. Comparer Sanhedrin et Pkosbue.
Bibliographie : Briill’s Jahrh. i. 41 ; Levy, Neuhehr. H'firterh. ; Jastrow, Diet. s.v. n^o, i ,o3, ami Diai3'’3 ; Schiirer, Gtsch., 3e éd., ii. 211 ; Biichler, Das Siinedrwn in Jerusa^lem, p. 18 (comparer pp. .tT, 232 et suiv.), Vienne, 19(12.
T. K.
Outres d'eau en peau de chèvre, actuellement en usage en Palestine.
(D'après une photographie du Palestine Exploration Fund.)
latin pour bouteille (Anyt?pof, lagena, etc.) semblent être d'origine sémitique. En outre, la forme de bouteille, pour laquelle le verre est particulièrement approprié, ne fut jamais beaucoup employée dans l'antiquité, et le moins de tout en Orient. Les spécimens de bouteilles de verre égyptiennes et phéniciennes qui ont été trouvés semblent tous, à cause du prix élevé du verre (comparer Job xxviii. 17 ; « cristal », A. V., parallèle à « or »), avoir été destinés aux parfums. Aucune mention biblique n'en est connue.
Bibliographie : Nowack, Hehr. ArchOologie, pp. 145, 283 ; Benzinger, Arch. p. 94.
,1. JR. W. M. M.
BOTJLE ('^13, pluriel et ; grec,
/3oii?i)) = « conseil ») : Tribunal de justice, ou Sanhédrin ; également siège du sénat (Josèphe, « B. J. » v. 4, § 2 ;
