Définition dans Jewish Encyclopedia
Bithiah
BITHIAH
Données bibliques : Fille de Pharaon, que Mered de la tribu de Juda épousa (I Chron. iv. 18). Dans le Midrash (Lev. R. § 1) elle est appelée la nourrice de Moïse.
j. JR. G. B. L.
Dans la littérature rabbinique : Fille de Pharaon ; identifiée dans le Midrash avec la nourrice de Moïse. Le nom s’explique ainsi : Elohîm lui dit : « Tu as appelé Moïse ton fils, bien qu’il n’était pas ton fils, c’est pourquoi je t’appellerai ma fille [“Bithiah” = “bat”, fille ; “Yah”, Elohîm], bien que tu ne sois pas ma fille » (Lev. R. i. 3 ; Meg. 13a ; et ailleurs). Bithiah est aussi identifiée avec « sa femme Jehudijah », mentionnée dans le même verset (I Chron. iv. 18), et le nom est interprété comme signifiant qu’elle devint judaïsée, abandonnant l’idolâtrie de son père. Les noms des hommes qu’« elle enfanta », qui sont énumérés dans ce verset, sont pris pour différentes désignations de Moïse (comparer Moses in Rabbinical Literature), Bithiah étant représentée comme la mère de Moïse dans le passage parce que la personne qui élève un orphelin est considérée comme le parent véritable.
Mered, que Bithiah prit ensuite, était Caleb, qui fut appelé Mered (« rébellion ») parce que, comme elle se révolta contre son père et sa famille, ainsi fit Caleb lorsqu’il refusa de suivre les mauvais conseils des espions (l.c. ; Sanh. p. 19b ; Targ. sur le passage ; comparer aussi le commentaire pseudo‑Jérôme sur le passage).
Bithiah se baignait dans le Nil, parce que, ayant une maladie de peau, elle ne pouvait se baigner qu’en eau froide ; pourtant elle n’avait guère touché le coffre où reposait Moïse que sa maladie la quitta, et elle sut alors que le garçon était destiné à de grandes choses (Pirke R. El. xlviii. ; Ex. R. i. 23). Quand ses servantes lui suggérèrent qu’il était inconvenant que la fille de Pharaon agisse contre les ordres de son père, l’ange Gabriel intervint et les tua ; et Bithiah elle‑même retira le coffre de l’eau. Comme il se trouvait à une distance considérable du bord, son bras fut miraculeusement allongé pour lui permettre de l’atteindre (Sotah, p. 12b ; Meg. p. 15b). Bithiah était l’aînée de ses parents, mais, grâce à la prière de Moïse, elle fut épargnée lors de la mort des premiers‑nés (Pesik., éd. Buber, vii. 65a). Elle est comptée parmi les personnes qui entrèrent au paradis vivantes ; ayant sauvé Moïse, elle fut à jamais affranchie de la mort (“Derek Erez Zutta,” i. ; Yalk. i. 42, ii. 367). Comparer Moses in Rabbinical Literature.
K. L. G.
