Définition dans Jewish Encyclopedia

Beth-peor

BETH-PEOR

Un lieu dans la vallée du Jourdain qui, dans Josué xiii. 20, est attribué aux Rubenites. Dans Deutéronome (iii. 29, iv. 46, xxxiv. 6) il est déclaré que le peuple était dans la vallée du Jourdain, en face de Beth-Peor, lorsque la loi deutéronomique fut promulguée. Osée (ix. 10) veut probablement dire le même endroit quand il parle de Baal-Peor. D’après Eusèbe («Onomasticon», éd. Lagarde, ccxxxiii. 78 ; ccc. 2), la ville était située à 6 milles romains de Livias (ou Beth-Haran) près du mont Peor (comparer Nombres xxiii. 28). D’après une autre indication d’Eusèbe («Onomasticon», ccxiii. 47), cette montagne se trouvait sur la route de Livias à Heshbon ; et selon Jérôme (ib. cxv. 1), elle était à 7 milles de cette dernière. Mais aucun lieu correspondant à ces descriptions n’a encore été trouvé. Les références à Beth-Peor dans le Talmud, recueillies par Neubauer, “G. T.” pp. 252, 253, prouvent que l’endroit survécut à la destruction du Second Temple.

J. JR. F. Bu.

BETH-REHOB ou REHOB : Une ville araméenne qui envoya des renforts aux Ammonites durant la guerre avec David (II Samuel x. 6, 8 ; comparer 1 Samuel 14, 47, LXX.). D’après Juges xviii. 28, la cité de Dan fut bâtie sur la plaine de Beth-Rehob. Cette dernière est également mentionnée comme lieu frontière septentrional de la Palestine (Nombres xiii. 21).

Le site exact de Beth-Rehob est incertain. Robinson tenta de l’identifier avec la forteresse Hungn le long de la rive occidentale de la haute vallée du Jourdain ; mais d’après les indications de l’Ancien Testament, elle doit être un lieu à l’est du Jourdain. Il est possible que Beth-Rehob soit l’ancien nom de Banias, à condition que ce lieu ne soit pas à identifier avec Hasar Enan (comparer Baal Gad).

j. JR. F. Bu.

BETH-SHAN ou BETH-SHEAN ; Ville fortifiée de Canaan. Le Baisan d’aujourd’hui, dans la partie inférieure du ravin de Jâlûd, 120 mètres sous le niveau de la mer. Les Israélites ne réussirent pas à conquérir cette ville, qui était fortement fortifiée par la nature (Josué xvii. 16 ; Juges i. 27). Qu’elle ait été conquise par les Philistins ou que les Cananéens leur aient ouvert la ville n’est pas clair d’après les récits de 1 Samuel xxxi. 10 et II Samuel xxi. 12. Mais, comme toutes les autres villes qui n’avaient pas été vaincues, Beth-Shean était tombée entre les mains des Israélites au temps de Salomon (1 Rois iv. 12). À l’époque grecque elle fut hellénisée et nommée Scythopolis (Juges i. 27, LXX. ; 1 Macc. xii. 29 ; Judith iii. 10 ; Josèphe, et ailleurs). Mais le nom hébreu est employé non seulement en 1 Macc. v. 52, xii. 40 et sq., mais aussi dans le Talmud (voir Neubauer, “G. T.” pp. 174 et sq.), et a entièrement supplanté le nom grec. Au temps d’Hyrcan la ville retomba aux mains des Juifs, mais fut rendue libre sous Pompée et appartenait à la Décapole. Pendant la guerre d’indépendance Beth-Shean fut prise par les Juifs, mais fut bientôt reprise par les païens, qui exercèrent une vengeance sanglante sur les Juifs. Des ruines intéressantes de temples, ponts, un théâtre, etc., témoignent de la prospérité de la ville à l’époque gréco-romaine. Le Talmud parle de l’environnement fertile de cette ville, et de la rigueur avec laquelle les Juifs y vivant observaient la Loi (Neubauer, “G. T.” ib.). Les formes Beth-Shean et Beth-Shan reposent sur des graphies hébraïques légèrement différentes, « shan » représentant une contraction naturelle de « shean ».

J. JR. F. Bu.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.