Définition dans Jewish Encyclopedia

Beth-horon

BETH-HORON

Nom de deux villages à l’extrémité occidentale des montagnes d’Ephraïm, appelés respectivement « Beth-Horon supérieure » (Josué xvi. 5) et « Beth-Horon inférieure » (Josué xvi. 3, xviii. 13 ; 1 Rois ix. 17). On les désigne de nos jours comme les deux villages « Bet ‘ur et-Tahta » (la basse) et « Bet ‘ur el-Foka » (la haute). Ils étaient situés sur une ancienne route menant de Gibbôah à la plaine côtière ; celle-ci est mentionnée dans l’Ancien Testament comme une route difficile et escarpée entre les villages de

Bet-Horon (Josué x. 10 ; 1 Macc. iii. 16), ou Morad Bet-horon (Josué x. 11 ; 1 Macc. iii. 24). Dans les temps anciens la route était la principale voie entre les montagnes et la plaine. C’est par là que les Cananéens furent poursuivis par Josué (Josué x. 10 et sq.) ; et par cette route le roi égyptien Shishak pénétra probablement dans le pays, puisque Beth-Horon est mentionnée dans l’inscription relatant sa victoire (W. Max Müller, “Asien und Europa,” p. 166). Pour des raisons stratégiques Salomon fortifia la Beth-Horon inférieure. À l’époque grecque le général syrien Sèron tenta de forcer une entrée par Beth-Horon dans le pays, mais fut repoussé par Judas Maccabée (1 Macc. iii. 13 et sq.). Nicanor subit plus tard le même sort (1 Macc. vii. 39 et sq.). Quand Bacchides devint maître du pays juif il fortifia fortement ce point important. Il est de nouveau mentionné quand les Romains sous Cassius subirent de lourdes pertes là (Josèphe, “Guerre juive,” ii. 19, § 8). On peut aussi inférer de l’Ancien Testament que ces deux villages furent construits par la descendance d’Ephraïm (1 Chroniques vii. 24), et que Sanballat, l’adversaire de Néhémie, en était originaire (Néhémie ii. 10, 19 ; xiii. 28). Pour la forme « Horoni » comparer חוֹרֹוֹן ; c.-à-d., « Horonaim » dans la Septante de Josué ix. 10 et 11 ; 1 Sam. xiii. 24. Plusieurs des érudits talmudiques étaient originaires de Beth-Horon (Neubauer, “G. T.” p. 154).

j. JK. F. Bo.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.