Définition dans Jewish Encyclopedia
Ahimelech
AHIMELECH
(« Le frère est roi ») Données bibliques : 1. Fils d’Ahitub, petit-fils de Phinées, et arrière-petit-fils d’Éli. Il était prêtre à Nob lors de l’arrêt de David dans sa fuite devant Saül (I Sam. xxi. 1-9). En raison de son amitié pour David, il fut tué par Doëg l’Édomite sur l’ordre de Saül (I Sam. xxii. 11-19). L’identité d’Ahiah (I Sam. xiv. 3, 18) avec Ahimélec n’est pas établie.
I. M. P.
Dans la littérature rabbinique : L’entretien entre Ahimélec et David concernant le pain consacré repose sur la Halakah suivante : David arriva à la ville sacerdotale le sabbat et, trouvant les prêtres occupés à cuire ce pain, leur fit remarquer qu’un tel travail convenait seulement aux jours de semaine (l’interprétation rabbinique des mots ]^^ NIHI, « et il est d’une manière commune », I Sam. xxi. 5, 6) ; car la disposition des pains de proposition était permise le jour du sabbat (Lév. xxiv. 8), mais non leur cuisson (Men. 95b, Yalk. Sam. 130). Au sujet de l’hésitation d’Ahimélec à donner le pain, la tradition déclare que David informa le prêtre qu’il mourait de faim et que, dans une telle extrémité, toute nourriture lui était permise (loc. cit.).
De même, l’entretien entre Ahimélec et Saül portait sur un point halakhique. Saül était d’avis que le droit d’interroger les Ourim et les Toummim appartenait exclusivement au roi, de sorte qu’Ahimélec s’était rendu passible de la peine de mort lorsqu’il les avait consultés pour David. Ahimélec, au contraire, soutenait que l’interrogation par quiconque était justifiée lorsque les affaires de l’État l’exigeaient, et que David, en tant que général de l’armée juive, avait certainement le droit de les interroger. Cette question divisait les savants de la cour de Saül ; Abner et Amasa se rangèrent du côté du prêtre, Doëg contre lui. Ce dernier fut en conséquence chargé d’exécuter la sentence contre Ahimélec (Yalk. Sam. § 131). L. G.
2. Officier hittite au service de David (I Sam. xxvi. 6). I. M. P.
