Définition dans Jewish Encyclopedia

Abimael

ABIMAEL

Fils de Joktan (Gen. x. 28) ; mentionné aussi dans la liste généalogique correspondante des descendants de Sem dans 1 Chron. i. 22. G. B. L.

ABIMELECH ("Mon Père est Roi," ou "Mon Père est Melech," probablement le nom d'une divinité) :
1. Fils de Gédéon (surnommé Jérobbaal), le grand « juge » d'Israël. En vertu du pouvoir dictatorial ou semi-royal de son père, il prétendit régner sur Éphraïm. Il n'était cependant que le fils de la concubine de Gédéon ; et, pour faire valoir sa prétention, il eut recours à la force. Aidé par les parents de sa mère, il fit mourir tous ses demi-frères sauf le plus jeune, Jotham, et régna trois ans à Sichem. Ses partisans étaient pour la plupart de l'ancienne race cananéenne, à laquelle sa mère appartenait probablement. Le parti israélite se révolta et prit le contrôle à Sichem. Après de longs combats, Abimélec prit la ville d'assaut. Pendant qu'il assiégeait la forteresse voisine, Thébès, il fut frappé à la tête par une meule lancée par une femme. Conscient d'être mortellement blessé, il ordonna à son écuyer de le tuer aussitôt avec son épée. À la suite de sa mort, Sichem et ses environs devinrent définitivement israélites. J. F. McC.

2. Roi de Gat, mentionné dans la suscription du Ps. xxxiv. Dans 1 Sam. xxi. 20 il est appelé Achish.

3. — Données bibliques : Roi de Guérar, avec lequel Abraham et Isaac eurent des rapports étroits. Les récits racontés dans les deux cas se ressemblent beaucoup dans tous les détails, ce qui amène les critiques bibliques à croire qu'il n'y a en réalité qu'un seul personnage (Gen. xx., xxi., xxvi. 1-17). G. B. L.

Dans la littérature rabbinique : L'un des rares païens pieux dont le nom devint l'appellation typique de la rare classe de païens désignés comme pieux par les rabbins (Midr. Teh. xxxiv.). Il fut pourvu du don de prophétie (Gen. R. lii.). Sa tentative d'enlèvement de Sarah (Gen. xx.) s'explique par le fait qu'il était stérile, et qu'il espérait, par le mariage avec une femme pieuse comme Sarah, être béni d'une descendance. Lorsque Michael, l'ange gardien d'Abraham, descendit du ciel et voulut tuer Abimélec de son épée, celui-ci put plaider sa défense en disant qu'il ignorait le caractère criminel de son acte et avait agi avec de bonnes intentions (Pirke R. El. xxvi.). Mais comme Abraham était en partie responsable de la conduite d'Abimélec envers lui, la malédiction d'Abimélec, « Que celui-là qui sera à toi ait un voile sur ses yeux » (traduction haggadique de Gen. XX. !(!)), prit effet et résulta dans la cécité d'Isaac dans sa vieillesse (Meg. 15rt).

Une autre occasion où la conduite d'Abraham envers Abimélec mérita le reproche de la Haggadah est celle de la conclusion de la ligue d'amitié entre eux, qui devait durer quatre générations.

« Dieu dit à Abraham : “Tu as donné sept agneaux à Abimélec en concluant avec lui la ligue d'amitié ; par ta vie, pendant sept générations je retarderai la joie de ta postérité ; d'Abraham à Moïse. Tu lui as donné sept agneaux : par ta vie, sept justes de ta race les Philistins [descendants d'Abimélec] frapperont de mort : Hophni, Phinéhas, Samson, Saül et ses trois fils. Tu lui as donné sept agneaux ; par ta vie, sept possessions sacrées de ton peuple ses enfants détruiront : la Tente, les objets sacrés à Guibea, Nob, Gabaon et Sichem, et les deux temples. Tu lui as donné sept agneaux ; sept mois séjournera l'Arche sainte de l'alliance dans la terre des Philistins.” » (Gen. R. liv. 4 ; Midr. Sam. xii. 1 ; Yalk. § 103 sur 1 Sam. vi. 1).

D'un autre côté, un tableau très défavorable est tracé par la Haggadah du traitement d'Isaac par Abimélec, où ce dernier se laissa guider par l'envie. Parmi les habitants de Guérar on disait : « Je préférerais posséder le fumier des étables d'Isaac que l'or et l'argent d'Abimélec. » Cela exaspéra Abimélec au point qu'il chercha à susciter une querelle avec Isaac en déclarant que ce dernier devait sa richesse aux Philistins, à qui elle appartenait de droit. En punition de cela, Abimélec, comme Job, fut frappé par la maladie, et sa maison fut dévalisée par des voleurs (Gen. R. lxiv. 7). L. G.

4. Un prêtre mentionné dans 1 Chron. xviii. 16, où il est erronément décrit comme fils d'Abiathar, dont il était le père. Ailleurs il est appelé Ahim-

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.