Définition dans Jewish Encyclopedia
Abiram
ABIRAM
("Mon Père est le Très-Haut") : 1. — Données bibliques : Fils d'Eliab, l'un des conspirateurs contre Moïse (Num. xvi. 1 ; Ps. cvi. 17). Deut. xi. 6 le place dans la tribu de Ruben. G. B. L.
Dans la littérature rabbinique : Abiram — qui obtint son nom du fait qu'il se détourna de Dieu — appartenait, avec son ami Dathan, aux personnages querelleurs et séditieux en Égypte et dans le désert qui cherchaient, à chaque occasion, à mettre des difficultés sur la voie de Moïse. Étant identifié avec les deux Israélites querelleurs qui furent la cause de la fuite de Moïse d'Égypte (Ex. ii. 13-15), les deux furent ainsi considérés comme ayant contrarié Moïse au commencement de sa carrière. Plus tard, comme châtiment pour leur méchanceté, ils devinrent pauvres et furent dégradés en rang ; cependant ils ne cessèrent pas leur hostilité à Moïse, et s'opposèrent à sa première entreprise de délivrance d'Israël. Ce furent Abiram et Dathan qui furent la cause immédiate des amères récriminations adressées à Moïse et Aaron rapportées en Ex. v. 20, 21. Lorsque, malgré cela, l'exode d'Égypte eut lieu, Dathan et Abiram tentèrent d'inciter le peuple, à la Mer Rouge, à revenir (Ex. xiv. 11, 12) ; et à l'échec de cette tentative, ils firent un effort, par le mépris des ordres de Moïse, pour exciter le peuple contre leur chef — Ex. xvi. 20 étant appliqué à eux — jusqu'à ce qu'ils crussent avoir un nombre suffisant pour risquer la grande rébellion sous Koré. En cette occasion aussi, Dathan et Abiram se montrèrent remarquables par leur méchanceté. Non seulement ils figuraient parmi les principaux partisans de Koré, mais ils furent impertinents et insultants dans leur discours à Moïse, qui, dans sa modestie et son amour de la paix, alla les voir lui-même afin de les dissuader de leurs desseins pernicieux (Sanh. 1096 ; 'Ab. Zarah, 5a ; Ex. R. i. ; Num. R. xviii. 4). L. G.
2. Le fils aîné de Hiël, qui mourut lors de la refondation de Jéricho par son père (1 Rois, xvi. 34 ; comparer Jos. vi. 26). Peut-être fut-il immuré, selon la bien connue pratique superstitieuse.
Bibliographie : Trumbull, Threshold Covenant, 1896, pp. 18, 50 ; Baring-Gould, Strange Survivals, 1894, p. 47.
G. B. L.
