Définition dans Jewish Encyclopedia

Abdiel

ABDIEL

(« Serviteur d’Elohîm ») ; fils de Guni, de la tribu de Gad (I Chron. v. 15). G. B. L.

ABDIMA (appelé aussi Abdimi, Abudma, Abudmi, tous équivalents à Ebdimus = Eudemus — comparer Jastrow, « Diet. » p. 3 ; et dans le Talmud babylonien fréquemment contracté en Dimi) : Nom de plusieurs amoraïm palestiniens, également connus en Babylonie. L’un d’eux est mentionné dans le Talmud palestinien simplement comme R. Abdimi ou R. Abudmi, sans aucun surnom. Il vécut au quatrième siècle, contemporain de R. José II, qui lui survécut, et de R. Éliézer II. Voir Yer. Er. x. 26c ; Yer. B. B. ix. 16d ; douteux, Yer. Ket. xi. 34d.

Le Talmud palestinien et la littérature midrashique mentionnent encore plusieurs amoraïm du nom d’Abdima ou de l’une de ses variantes, dont certains seront trouvés sous Dimi. S. M.

Abdima (Dimi) de Haïfa : Amora palestinien de la troisième génération (troisième et quatrième siècles). Il était une autorité reconnue en matière de halakah ; des contemporains éminents aussi bien que des successeurs citaient ses opinions à l’appui des leurs ; il ne fut pas moins distingué dans le domaine de la Haggadah. Selon lui, cette règle d’étiquette devait être observée : Lorsqu’un savant (hakam) passe pour prendre sa place au collège, on doit se lever en son honneur à une distance de quatre coudées et rester debout jusqu’à ce qu’il se soit éloigné d’une même distance. En l’honneur d’un vice-président du Sanhédrin (ab bet din), on doit se lever dès qu’on le voit venir et rester debout jusqu’à ce qu’il se soit éloigné d’une distance de quatre coudées ; mais lorsque le président du Sanhédrin (nasi) passe, on doit se lever dès qu’on le voit approcher et rester debout assez longtemps pour qu’il atteigne sa place et s’asseye ; car ainsi la Bible (Ex. xxxiii. 8) dit-elle : « Tout le peuple se levait . . . et suivait Moïse des yeux, jusqu’à ce qu’il fût entré dans la tente » (Kid. 33b). Commentant Eccl. xii. 7, « et l’esprit retourne à Elohîm qui l’a donné », le célèbre haggadiste, R. Samuel b. Nahman, remarque que R. Abdima de Haïfa illustre ainsi ce passage : « Un prêtre qui appartenait à l’ordre connu sous le nom de Haberim [voir Haber], dont les membres étaient très rigoureux dans toutes les observances de pureté lévitique, confia une miche sacrée de terumah à quelqu’un de moins rigoureux (‘Am ha-Arez), en disant : “Voici, je suis pur, ma maison est pure, mes ustensiles sont purs, et cette miche est pure : si tu me la rends dans l’état où je te la remets, tout ira bien ; sinon, je la brûlerai en ta présence.” Ainsi le Saint — béni soit-Il ! — dit-il à l’homme : “Voici, Je suis pur, Ma demeure est pure, Mes ministres sont purs, et l’âme que Je remets à ta garde est pure : si tu Me la rends telle que Je te la donne, tout ira bien ; sinon, Je la brûlerai en ta présence” » (Eccl. R. ad loc.). Un des aphorismes d’Abdima est : « Avec la destruction du Premier Temple, le don de prophétie fut retiré aux prophètes et accordé aux savants » (B. B. 12a). Un autre : « Avant que l’homme mange et boive, il a deux cœurs ; après qu’il a mangé et bu, il n’en a plus qu’un » (B. B. 12b ; Yalk., Job, § 906).

Bibliographie : Yer. Meg. iii. 74b ; Bab. Meg. 28b ; Yer. M. K. iii. 82c ; Yer. Niddah, ii. 50a ; Lam. R. sur i. 1 ; Midr. Teh. sur Ps. xxxi. 6, et lxviii. 10 ; Yalk. Teh. 71b ; Bacher, Ag. Pal. Amor. iii. 536-538.

S. M.

Abdima (Dimi) bar Hamar (parfois avec l’ajout b. Hasa) : Palestinien qui émigra en Babylonie ; contemporain plus âgé de Raba et Joseph, du quatrième siècle. Son nom n’est associé qu’à un petit nombre de Halakot, et seules quelques-unes de ses Haggadot ont été conservées. Commentant les paroles de Moïse (Deut. xxx. 11-13), « Ce commandement n’est pas dans le ciel. . . Il n’est pas non plus au-delà de la mer », il observe : « Et même s’il en était ainsi : si la Loi était dans le ciel, il serait du devoir de l’homme d’y monter pour l’obtenir ; si elle était au-delà des mers, il serait obligé de les traverser pour la rechercher » (‘Er. 55b). Dans l’emploi de textes bibliques à des fins homilétiques, il suit la méthode habituelle consistant à forcer le texte ou à jouer sur des similitudes d’expression, voire de son ; par exemple, l’affirmation biblique (Ex. xix. 17), « Ils se tinrent au pied (betahṭit) de la montagne », il l’interprète comme impliquant que « le Saint — béni soit-Il ! — avait courbé la montagne au-dessus des Israélites, leur disant : “Si vous acceptez la Loi, tout ira bien ; sinon, ici sera votre tombe” » (Shab. 88a ; ‘Ab. Zarah, 2b). Ailleurs, on rapporte qu’il interprète le terme « Taanath » dans le passage (Jos. xvi. 6), « Et la frontière tournait vers l’orient jusqu’à Taanath-Silo », comme s’il était apparenté à taaniyah (tristesse) ou à anah (soupirer) ; et il entend donc par Taanath-Silo l’endroit dont la vue rappelle à l’homme les rites sacrificiels autrefois pratiqués à Silo, et lui fait soupirer sur leur cessation (Zeb. 118b et seq. ; comparer « Dikduke Soferim », loc. cit., et Yalk., Deut. § 881). Dans Yer. Meg. i. 72b une interprétation différente du même texte, mais prenant également Taanath au sens de tristesse, est rapportée au nom de R. Abdima de Sepphoris. S. M.

Abdima b. Hamdure ou Hamdude : Amora du troisième siècle. Il est probablement identique à (Mar) Bar Hamdure, le disciple de Samuel (Shab. 107b ; comparer « Dikduke Soferim », ad loc. 125a ; Yoma, 87b ; Suk. 20b ; Men. 38b). S. M.

Abdima Nahota : Amora palestinien du quatrième siècle ; contemporain des amoraïm babyloniens Rab Hisda et Rab Joseph. Il était l’aîné de R. Assi II, qui rendait des décisions halakhiques en son nom. Comme Abin III, il avait coutume de voyager et de diffuser des traditions parmi les académies de son pays natal et de Babylonie ; d’où son surnom Nahota, qui signifie celui qui a coutume de descendre en Babylonie. Voir Dimi.

Bibliographie : Yer. Shab. viii. 11b ; Yer. ‘Er. i. 19b ; Yer. Ket. i. 60b ; Yer. B. B. iii. 13b.

S. M.

Abdima (Abdimi) de Sepphoris : Amora palestinien du cinquième siècle ; disciple de R. Mana III et de R. Huna II. Il était un savant distingué à son époque, comme l’atteste le fait que son père est cité comme Immi, père d’Abdima de Sepphoris (Yer. Bezah, i. 60b).

Bibliographie : Yer. Ber. iv. 7a ; Yer. Ta’anit, ii. 65c ; Yer. Ket. i. 30b ; Yer. Niddah, ii. 50b.

S. M.

Abdimi Mallaha (« Le fabricant de voiles ») : Contemporain de R. Hiyya b. Abba et de Jacob b. Aha, qui appartenait à la nombreuse catégorie de savants exerçant un métier manuel (Yer. B. M. iv. 9b ; Yer. Suk. ii. 53b). S. M.

Abdimus ben R. José : L’une des variantes du nom populaire de R. Menahem ben R. José. Les autres formes sont Abirodimus, Avradimus, Yradimas et Yradimus. Pour l’étymologie du nom voir Jastrow, « Diet. » i. 375.

Bibliographie : Yer. Yeb. i. 2b ; Yer. Sheb. viii. 38b ; Sifra, Emor, 10, 13 ; Shab. 118b ; Ned. 81a.

S. M.

Voir la fiche concept
Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.