Définition dans McClintock & Strong

Tombe d’Aaron (mont Hor)

Aaron (2)

Aaron. La description suivante de l’ascension à sa tombe réputée sur le mont Hor est tirée du Handbook for Syria de Porter (p. 91). VOIR HOR.

"En montant le ravin depuis l’angle sud‑est de la vallée, on atteint en environ une demi‑heure la plaine appelée Sutuh Harun, qui longe le pied du mont Hor. En traversant celle‑ci vers le flanc sud‑est du sommet, on trouve un sentier qui serpente jusqu’au faîte. L’ascension depuis la plaine doit se faire à pied, et prend environ une heure. Elle n’est ni difficile ni dangereuse si l’on suit le chemin convenable, car dans les portions plus escarpées des marches rudimentaires aident le pèlerin. Non loin du sommet se trouve une petite plate‑forme, d’où le pic central et culminant s’élève en masses brisées, donnant un caractère particulier à la montagne, comme —

'Des tours embâties élevées par les mains de la Nature.'

Une profonde fente dans le rocher ouvre un passage vers le haut. Un peu plus haut, on voit les ouvertures de voûtes souterraines avec arcs arrondis, presque semblables à celles qui font face au tombeau dans la falaise orientale de Pétra. De là, un escalier mène à la plate‑forme étroite sur laquelle se dresse le tombeau.

"Le tombeau, tel qu’il se présente aujourd’hui, est relativement moderne ; mais il est composé des ruines d’une structure plus ancienne et plus imposante. Quelques petites colonnes sont incorporées dans les murs, et des fragments de marbre et de granit jonchent les environs. La porte est dans le coin sud‑ouest. Un cénotaphe ordinaire, tel qu’on en rencontre dans toute l’Orient — un assemblage de pierre et de marbre — est la seule chose à l’intérieur. Il est couvert d’un pallium déchiré, et orné des accompagnements usuels — vieux châles, œufs d’autruche, et quelques amulettes ;" Près de l’angle nord‑ouest un escalier descend vers une voûte sombre, en partie taillée dans le rocher. Les visiteurs désireux d’explorer cette grotte feraient bien d’avoir des lumières en réserve. Le véritable tombeau du grand‑prêtre est montré au fond de la voûte. Il était autrefois gardé par une grille de fer. La date du bâtiment est au moins antérieure à l’époque des Croisades ; car l’auteur des Gesta Francorum rapporte qu’au temps de Baudouin (apr. J.-C. 1100) une expédition fut menée dans vallem Moysi, à Wady Musa ; et qu’il y avait, au sommet d’une montagne, un oratoire. Fulcher de Chartres, qui donne aussi un récit de l’expédition, dit qu’il vit la chapelle. Il est fort probable que le lieu était tenu sacré par les chrétiens avant la conquête musulmane.

Aaron est commémoré comme saint chrétien dans le calendrier éthiopien le 27 mars ; et sa déposition sur le mont Hor est assignée dans les anciens martyrologes romains au 1er juillet.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.