Définition dans McClintock & Strong

Thomas Allin

Allin, Thomas

Allin, Thomas, un des ministres les plus honorés de la Methodist New Connection, et l'un des plus vénérables par son âge et ses acquisitions, naquit à Broseley, dans le Shropshire, Angleterre, le 10 février 1784. Il eut une éducation fort modérée, mais fut converti à treize ans, et vit alors les avantages de la culture intellectuelle. S'étant établi dans le Staffordshire, il devint prédicateur local utile, et en 1808 commença à parcourir les circuits, quoique avec méfiance et hésitation. Il possédait de nobles grâces naturelles, une piété élevée et un caractère affectueux. Sa vie itinérante dura seulement vingt-cinq ans. Une constitution délicate l'obligea à devenir surnuméraire en 1833, ayant parcouru seulement douze circuits; mais pendant plus de trente ans il rendit en retraite un service plus grand pour la cause de Dieu qu'il n'en avait rendu pendant son activité. Il devint distingué comme prédicateur, et des hommes cultivés se rendaient de diverses églises pour l'entendre dans ses dernières années; cependant il fut aussi diligent et fidèle comme pasteur qu'il fut éminent comme prédicateur. Pendant de longues années il fut membre correspondant du comité annuel, ce qui lui donna l'autorité d'un président perpétuel dans la Connection. Il fut président de la Conférence en 1822 et 1846, et pendant de longues années secrétaire des missions. En outre, pendant quelques années avant qu'aucun collège ne fût établi dans le corps, M. Allin guida les études d'une succession de jeunes hommes choisis pour le ministère, et il fut tuteur théologique de la Connection. Il fut aussi l'auteur de plusieurs publications polémiques, qui eurent alors une grande valeur, et un volume de sermons chastes et élégants, publié après sa mort, fut bientôt épuisé. La paralysie le frappa à l'âge de quatre-vingt et un ans; mais l'atmosphère sereine et lumineuse dans laquelle il vécut lui permit de se rétablir, et la simplicité enfantine de sa vie rendit la vieillesse délicieuse, même belle. Son pèlerinage terrestre s'acheva à Cheadle, dans le calme d'un coucher de soleil d'été, le 7 novembre 1866.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.