Définition dans McClintock & Strong

Saint Nicaise de Reims

Nicaise, St (2)

Nicaise, St. (2), de Reims, évêque catholique romain et martyr chrétien, surtout célèbre pour son éloquence, était d’origine gauloise, et l’on présume natif de Reims. Le temps de sa naissance est inconnu. Il floruit au Ve siècle. Même la date de son accession au siège épiscopal de sa ville natale est inconnue. On sait seulement qu’il fut le successeur immédiat de Sévère. Flodoard rapporte qu’il fonda à Reims la première église en l’honneur de la Sainte Vierge, et qu’il y transféra en même temps le siège épiscopal, qui se trouvait dans l’église des Saints-Apôtres. L’année 401 est donnée pour la construction de cette nouvelle cathédrale, que Nicaise consacra par l’effusion de son sang lorsque, plusieurs années après, les Vandales prirent et pillèrent la ville de Reims. Lorsque les barbares apparurent devant la ville pour la bloquer, Nicaise exhorta hardiment son peuple à la défense, prêchant en même temps la pénitence et la soumission à la volonté d’Elohîm. Quand les Vandales refusèrent tout arrangement, et prirent Reims par la force, Nicaise alla à leur rencontre sur le seuil de sa cathédrale, accompagné de son clergé et chantant des hymnes. Ils n’eurent aucun égard ni pour son caractère ni pour ses supplications en faveur du peuple qui l’entourait, et après lui avoir fait subir de nombreux outrages ils le décapitèrent. La beauté d’Eutropia, sa sœur, qui était près de lui, sembla attendrir les barbares ; mais la vierge chrétienne, craignant davantage leur désir que leur haine, excita elle-même la fureur du bourreau de son frère, et reçut aussi la couronne du martyre. Plusieurs personnes du clergé et du peuple furent également mises à mort, parmi lesquelles plusieurs étudiants ecclésiastiques distingués. Saint Nicaise et ses compagnons furent inhumés dans le cimetière de l’église de saint Agricol, qui prit ensuite le nom du prélat martyr. C’est une erreur de Flodoard, suivi par plusieurs autres auteurs, d’avoir fait de saint Nicaise un contemporain de saint Lupus, évêque de Troyes, et de saint Aignan, évêque d’Orléans. Ces derniers vécurent au temps de l’invasion des Huns sous la conduite d’Attila, en 451, et non à l’invasion des Vandales en 407. De plus, Flodoard semble hésiter sur le temps du martyre de saint Nicaise ; car son texte porte : Sub eadem Vandalorunm vel Hunnorum persecutione. La mort de saint Nicaise et de ses compagnons est commémorée par l’Église catholique romaine le 14 décembre. Voir Gallia Christiana nova, tom. ix ; Flodoard, Historia-Ecclesiae Remensis ; Dom Marlot, Metropolis Remensis historisa ; Fisquet, France pontificale Breviaires de Paris et de Rheims ; Hoefer, Noun. Biog. Generale, 27:914 ; Clément, Hand-book of Legendary and Mythol. Art, p. 233.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.