Définition dans McClintock & Strong

Ortie

Nettle

Nettle est la traduction dans la Version Autorisée King James de deux mots hébraïques. VOIR TORN.

1. Charu', חָיוּל (ainsi nommé de son piquant ou de son effet brûlant ; Sept. φρύγανα ἄγρια ; Vulg. sentes, urtica, and spina), se rencontre en trois endroits dans l'Écriture. Ainsi, dans Proverbes 24:30-31, «Je passai près du champ du paresseux, etc., et voici, il était tout envahi de ronces, et des nettles (charulbim, חֲרֻלַּים) avaient couvert sa face.» De même, dans Job 30:7 il est dit qu'il était outragé par les enfants de ceux qu'autrefois il eût dédaigné d'employer, et qui étaient si abjects et démunis que «parmi les fourrés ils braient; sous les nettles ils se rassemblaient ensemble;» et dans Sophonie 2:9, «Certes Moab sera comme Sodome, et les enfants d'Ammon comme Gomorrhe, à savoir la génération de nettles, et des fosses de sel, et une désolation perpétuelle.» Une difficulté considérable a été ressentie pour déterminer la plante à laquelle il est fait allusion dans ces passages ci-dessus, qui, comme le dit Celsius, «a été peu mentionnée, et non minutieusement décrite par les écrivains sacrés.» La majorité des traducteurs et commentateurs ont pensé qu'une plante épineuse ou piquante est désignée par le charul, à cause des autres plantes qui sont mentionnées avec elle. De là, ronces, prunier sauvage, chardons, etc., ont été successivement proposés ; mais les nettles ont eu le plus grand nombre d'appuis. Celsius, cependant, préfère le Zizyphus Paliurus, ou la plante appelée épine du Mashiah (Christ), comme la mieux adaptée aux contextes. Le cactus, ou figue de barbarie, serait à bien des égards un représentant très convenable, étant largement employé en Palestine pour une haie ou une clôture, et pouvant atteindre huit à dix pieds de hauteur. Mais il y a cette grande objection à beaucoup des plantes proposées, qu'elles croissent trop lentement pour convenir au passage des Proverbes, qui implique une intrusion rapide et générale de la plante en question. Toutes ces déterminations, toutefois, ne sont que conjectures, parce que, comme le dit Rosenmüller, les langues cognates n'ont pas ce mot, et aussi parce que «les traducteurs grecs d'Alexandrie dans le premier et le dernier des trois endroits où le mot hébreu se rencontre dévient entièrement de notre texte hébreu présent ; mais dans Job ils rendent charul par wild shrubs.» Il ne semble pas qu'un végétal épineux soit nécessairement signifié par le terme. Tout ce qui est impliqué, c'est que des champs négligés deviendront couverts de mauvaises herbes, et que celles-ci seront d'un genre sous lequel des oisifs peuvent se mettre à l'abri. Ce passage, en effet, semble exclure toute plante épineuse ou nettle, car personne n'aurait volontairement recours à une telle situation ; et Bar-Bahlul, cité par Celsius (2:168), considère que pois, ou plutôt vesces sont visés. De plus, il est digne de remarque qu'il existe un mot arabe non loin du charul qui s'applique à des plantes apparemment adaptées à tous les passages ci-dessus. Le mot khardul s'applique à différentes espèces de moutarde, et aussi à des plantes employées aux mêmes usages que la moutarde. Quelques-unes des variétés sauvages de moutarde poussent dans les champs de céréales, et deviennent fort gênantes. L'une d'elles, en effet, sinapis arvensis, est abondante dans les champs de céréales, où elle est une mauvaise herbe pernicieuse, et aussi dans les terrains vagues lorsque récemment remués. Khardul est celle indigène en Asie. Certaines espèces se rencontrent en Syrie et en Palestine ; et Russell mentionne la précédente (sinapis arvensis), ou charlock, comme commune aux alentours d'Alep. Elle est aussi largement diffusée en Europe (voir Decandolle, Syst. Natural. 2:615). VOIR MUSTARD.

2. Kimmosh', קַמּוֹשׁ, kimosh', קַימוֹשׁ, et kimmashon, קַמָּשׁוֹן, se rencontrent, le premier dans Esaïe 34:13, le second dans Osée 9:6, et le troisième dans Proverbes 24:31, où il est mentionné avec charul, que nous croyons indiquer le charlock. Le champ du paresseux y est décrit comme étant envahi de ronces (charullim), «et des nettles (kimshon) avaient couvert sa face.» Dans Esaïe il est dit, «Et des épines (choach) s'élèveront dans les palais, des nettles (kimosh) et des ronces dans leurs forteresses.» Osée 9:6, «Les lieux agréables pour leur argent, des nettles (kimosh) les posséderont ; des épines (choach) seront dans leurs tabernacles.» Bien que différentes interprétations aient été données à ce mot (Sept. ἀκάνθινα ξύλα, ἄκανθα, ὄλεθρος ; Vulg. urticae), comme épines, chardons, camomille sauvage, etc., le plus grand nombre d'auteurs s'est uni pour adopter nettles, principalement en raison de l'autorité des écrivains juifs. Ainsi Rosenmüller rapporte que le rabbi Tanchum, sur Osée 9:6, explique kilmosh par l'ortie commune, dans la Comm. de Pococke sur Osée. De même rabbi Ben-Melech, cité et traduit par Celsius (Hierobot. 2:207), en parle comme d'une sorte d'ortie, communément appelée urtica. Les orties surgissent rapidement dans les lieux déserts comme dans les lieux habités, dans les champs, les fossés et le long des routes, surtout lorsqu'il y a quelque humidité dans le sol ou le climat. Elles se trouvent en situations tropicales autant qu'en climats tempérés, mais l'apparition d'orties dans des lieux désertés est plutôt une idée européenne qu'orientale. VOIR THORN.

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.