Définition dans McClintock & Strong

Nadab

Na'dab (héb. Nadab', נָדָב, généreux ; Sept. Ναδάβ), nom de quatre personnages. 1. (Josephus, Νάβαδος, Ant. 3:8,1 et 7.) Le plus âgé (Ex. 6:23 ; Num. 3:2) des quatre fils d'Aaron par Élishéba, qui furent oint, avec leur père, prêtres de YHWH (Ex. 28:1). av. J.-C. 1657. Lui, son père et son frère, et soixante-dix anciens d'Israël, furent menés hors du milieu du peuple assemblé (Ex. 24:1), et furent commandés de demeurer et d'adorer Elohîm « au loin », au pied du sommet élevé du Sinaï, où Moïse seul devait s'approcher de YHWH. Plus tard, lui et son frère Abihu offrirent de l'encens avec un feu profane ou étranger à YHWH, au lieu de celui miraculeusement allumé et maintenu sans cesse sur l'autel des holocaustes ; ils furent immédiatement consumés par un feu provenant de la présence d'Elohîm (Lév. 10:1-2 ; Num. 3:4 ; Num. 26:61). Ils n'eurent point d'enfants (1 Chr. 24:2). De l'injonction donnée (Lév. 10:9-10) immédiatement après leur mort, on a déduit (Rosenmüller, ad loc.) que les frères étaient en état d'intoxication lorsqu'ils commirent l'offense. La signification spirituelle de l'injonction est longuement développée par Origène, Hom. 7, en Lévitique. À cette occasion, comme pour marquer plus nettement la colère divine envers les coupables, Aaron et son fils survivant furent interdits d'accomplir le cérémonial extérieur ordinaire du deuil. VOIR ABIHU. 2. (Josephus, Νάδαβος, Ant. 8:11,4.) Fils et successeur de Jéroboam sur le trône d'Israël (1 Rois 14:20). av. J.-C. 951. Il suivit la politique profonde mais criminelle et dangereuse de son père (15:26). Dans la dernière partie de son règne, « Gibbethon, dans le territoire de Dan (Jos. 19:44), ville lévitique (21:23), fut occupée par les Philistins, peut-être abandonnée par ses possesseurs légitimes lors de l'exil des Lévites du territoire profané de Jéroboam. Nadab et tout Israël montèrent et assiégèrent cette ville frontière. Une conspiration éclata au milieu de l'armée, et le roi fut tué par Baasa, homme d'Issacar. La prophétie d'Abija (1 Rois 14:10) fut littéralement accomplie par le meurtrier, qui procéda à l'extermination de toute la maison de Jéroboam. Ainsi périt la première dynastie israélite. On ne nous dit pas quels événements conduisirent au siège de Gibbethon, ni comment il se termina, ni aucun autre incident du court règne de Nadab. Il n'est pas clair sur quelle base Ewald et Newman décrivent la guerre contre les Philistins comme infructueuse. Il est remarquable que quand une destruction semblable tomba sur la famille du meurtrier Baasa vingt-quatre ans plus tard, l'armée israélite fut de nouveau engagée dans le siège de Gibbethon (1 Rois 16:15). » VOIR GIBBETHON. En 1 Rois 15:25 Nadab se voit attribuer un règne de deux ans, mais une comparaison des événements et des dates indique qu'il dura peu, si tant est, au-delà d'une année ; le calcul a donc dû être fait par la méthode proleptique habituelle, qui comptait les années comme débutant au point normal du calendrier juif, c.-à-d. le 1er Nissan précédant. VOIR CHRONOLOGIE. 3. Le premier des deux fils de Shammaï, de la tribu de Juda, et père de deux fils (1 Chr. 2:28,30). av. J.-C. post 1618. 4. Le cinquième nommé des huit fils de Jehiel, « le père [fondateur] de Gabaon » ; un Benjaminite de Gabaon (1 Chr. 8:30 ; 1 Chr. 9:36). av. J.-C. peut-être vers 1013.

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.