Définition dans McClintock & Strong
Moscou
Moscow
Moscow
(Russ. Moskwa), ancienne capitale de la Russie, et autrefois résidence des tsars, située dans une région très cultivée et fertile sur la Moskva, à 400 milles au sud-est de Saint-Pétersbourg, n’est pas seulement «la personnification même de l’histoire ecclésiastique de la Russie», comme l’affirme Stanley (East. Ch. p. 424), mais elle a exercé sur l’esprit religieux d’une grande partie de la Chrétienté une emprise plus forte que probablement toute autre cité, à l’exception de Jérusalem et de Rome. Il faut donc l’examiner ici brièvement. De même que le Juif aime à appeler Jérusalem «la sainte Sion», le Russe montre avec fierté cette ville centrale de son empire comme «notre sainte mère Moscou»; et les classes populaires, ne se contentant pas de cela, vont jusqu’à nommer la route qui y conduit «notre chère mère, la grande route de Vladimir à Moscou» (Haxthausen, Researches in Russia, 3:151). En un mot, Moscou est une véritable Rome russe. Non que le christianisme ait été d’abord prêché ici aux Russes (cela eut lieu à Kief), mais parce que c’est le siège ultime et permanent des primats russes (depuis 1325), et qu’elle renferme dans ses murs le Kremlin (Russ. Kreml), «cette forteresse entourée de ses tours crustées et de ses murailles crénelées», où se trouvent réunis tous les éléments de l’ancienne vie religieuse de la Russie. La ville foisonne d’églises et de monastères. On dit qu’elle compte 400 églises, toutes de la foi orthodoxe grecque, à l’exception de la chapelle anglaise et de la chapelle romaine, d’une chapelle allemande et d’une chapelle française, de deux ou trois chapelles arméniennes et d’une mosquée turque. Elle compte aussi des monastères par centaines, comprenant beaucoup du «clergé blanc». Voir Scheutzler, Moscow (St. Petersb. and Par. 1834) ; Prime, The Ahambra and the Kremlin (N.Y. 1874, 12mo) ; Clarke, Travels in Russia, Tartary, and Turkey (Aberd. 1848, 12mo), chapitres 4-9 ; Ackerman, Historical Sketch of Moscow ; Harper's Monthly, vol. 26 ; Blackwood's Magazine, janvier 1855, p. 8. VOIR RUSSIA. (J.H.W.)
