Définition dans McClintock & Strong
Mer de Sodome
Sodomitish Sea
Sodomi'tish Sea
(Mare Sodomiticum), un nom donné autrefois dans l'Apocryphe (2 Esdr. 5:3) à la Mer Morte (voiri Mer Morte), évidemment en raison de sa prétendue connexion avec l'engloutissement de Sodom. Une illustration frappante de cette coïncidence de nom (qui sous une forme ou une autre s'est perpétuée pour ce lac) se trouve dans les noms de quelques caractéristiques naturelles de cette région. VOIR SODOM.
(1.) Au coin sud‑ouest du lac, sous l'endroit où les wadys Zuweirah et Mahauwat descendent à travers les hauteurs limitrophes, la plage est envahie par la montagne ou la crête de sel de Khashm Usdum. Cet objet remarquable est encore imparfaitement connu. On dit qu'il est tout à fait indépendant des montagnes occidentales, reposant devant elles et séparé d'elles par une étendue considérable remplie de collines coniques et de courtes crêtes du dépôt tendre, crayeux et marneux décrit ci‑dessus. C'est une crête ou un banc plat de plusieurs milles de longueur. Sa portion septentrionale court vers le sud‑sud‑est ; mais après plus de la moitié de sa longueur elle fait un brusque et net coude à droite, puis court vers le sud‑ouest. Il a entre trois et quatre cents pieds de hauteur, d'une largeur peu considérable. Il y a une grande incertitude quant à sa longueur. Dr. Robinson l'évalue à cinq miles et «une distance considérable de plus» (2, 107, 112). Van de Velde le donne à dix miles (2, 113), ou trois heures et demie (p. 116). Mais quand ces dimensions sont reportées sur la carte elles paraissent beaucoup trop grandes, et il est difficile de croire qu'il puisse excéder cinq miles au total. Dr. Anderson (p. 181) dit qu'il fait environ deux milles et demi de large ; mais ceci paraît contredire les expressions du Dr. Robinson (2, 107). Les dernières sont corroborées par la partie de M. Clowes. Ils remarquèrent aussi du sel en grande quantité parmi les roches en couches régulières à une certaine distance du lac. La montagne se compose d'un corps de roche saline cristallisée, plus ou moins solide, recouvert d'une chape de calcaire crayeux et de gypse. La portion inférieure — la roche salée — s'élève abruptement de la plaine brillante à sa base orientale, inclinée en arrière à un angle d'environ 45°, souvent moins. Elle présente un aspect étrangement disloqué, brisé, et est toute sillonnée et usée en immenses butresses et crêtes anguleuses, du visage desquelles de grands fragments se détachent parfois par l'action des pluies, et apparaissent comme «colonnes de sel», avancées devant la masse générale. À son pied le sol est jonché de blocs et de masses de sel, des ruisseaux salés s'en écoulent continuellement dans le lac, et toute la plage est couverte de sel — mou et boueux, et d'une teinte rosée en hiver et au printemps, bien que pendant la chaleur de l'été il soit desséché en une croûte brillante et éclatante. Une tache occasionnelle de la plante Kali (Salicornioe, etc.) est la seule végétation qui rompe la monotonie de cet endroit si monotone. Il est probable que de cette montagne plutôt que du lac lui‑même fut autrefois extrait le soi‑disant «sel de la Mer Morte», très recherché pour l'usage dans le service du Temple. Il était préféré à tous les autres pour son effet réputé d'accélérer la combustion du sacrifice, tout en diminuant l'odeur désagréable de la chair brûlée. Son caractère délétère (déhygroscopique, dû aux chlorures des terres alcalines qu'il contient) est également noté dans le Talmud (Menachoth, 21, 1; Jalkut). Il s'appelait «sel de Sodom», mais portait aussi le nom de «sel qui ne se repose pas» (מלח שאנןשובתת), parce qu'il était fabriqué le sabbat comme les autres jours, à la manière du «sel du dimanche» des salines anglaises. Il est encore très estimé à Jérusalem. VOIR SALT SEA.
(2.) Entre l'extrémité nord de Khashm Usdum et le lac se trouve un tumulus couvert de pierres portant le nom d'um‑Zoghal (Robinson, 2, 107). Par De Saulcy le nom est donné Redjom el‑Mezorrahl (le gh et rr sont tous deux des tentatives pour représenter le ghain). Le «Pèlerin» dans l'Athenæum, 2 avril 1854, déclare expressément que son guide l'appelait Rudjeim ez‑Zogheir. Il a environ soixante pieds de diamètre et dix ou douze de hauteur, manifestement artificiel, et non improbablement les restes d'une ancienne structure. Une vue de lui, gravée d'après une photographie de M. James Graham, est donnée dans Isaacs's Dead Sea (p. 21). Ce tas De Saulcy soutint qu'il était une portion des restes de Sodom. Son nom est plus suggestif de Zoar, mais il y a de grands obstacles à l'une ou l'autre identification. VOIR ZOAR.
