Définition dans McClintock & Strong
John Munro
Munro, John
Munro, John
un ministre écossais qui contribua beaucoup à faire avancer dans le « Grand Nord » les intérêts de l'Église libre d'Écosse, naquit dans le comté de Ross vers 1768, d'une parenté modeste mais honorable. Le père de John mourut alors qu'il était encore garçon, et la charge d'un large ménage se présenta tôt à lui. Sa mère, femme pieuse, souhaitait que John suivît les traces de son père dans l'œuvre chrétienne, et consacra beaucoup de son temps à son instruction religieuse. Ses avantages d'éducation séculière furent rares, et il dut tôt apprendre un métier pour subvenir aux besoins de sa famille. Travaillant comme compagnon charpentier, il conçut le projet d'entrer dans le ministère sacré, et pendant qu'il résidait à Aberdeen il passa ses soirées à étudier, acquérant notamment quelque connaissance des langues. Il entra finalement à l'université, et, après un cours en lettres et en théologie, reçut licence de prêcher. En 1806 il se rendit en Caithness pour prendre la charge de la mission d'Achreny, qui comprenait alors trois stations de prédication, Achreny, Halsary et Halladale, et s'étendait sur une vingtaine de miles de pays montueux dépourvus de routes. Il y travailla pendant dix ans avec grand succès lorsqu'on l'appela à la chapelle gaélique d'Édimbourg, et, acceptant la place, il l'occupa jusqu'en 1825, lorsqu'il fut présenté à la paroisse de Halkirk, où il se distingua par une grande dévotion pour son peuple et une application soutenue à la préparation de la chaire, si bien que ses sermons attirèrent toutes les classes de la société, même les plus cultivées, nonobstant les lacunes de sa propre culture par manque d'avantages précoces. L'un de ses contemporains disait : « Ses ministrations étaient fort agréables à ses auditeurs. Ils ne pouvaient manquer d'y reconnaître les instructions et exhortations d'un homme de Dieu, qui connaissait et ressentait la vérité et aimait leurs âmes. Il parlait visiblement du cœur — il disait ce qu'il croyait — ce dont son âme était pleine, et se nourrissait chaque jour avec délice. » Il mourut le 1er avril 1847 à Thurso, alors qu'il assistait à une réunion du presbytère de Caithness, auquel il appartenait. « Munro, dans son apparence personnelle, n'était pas au-dessus de la taille moyenne, mais d'une figure imposante et au teint clair, le visage rayonnant de bienveillance. Que son pouvoir mental — quoique non sa qualité prédominante — fut peu ordinaire se voyait à la position, au poids et à l'influence qu'il acquit dans l'office ministériel. » Voir Auld, Ministers and Men of the Far North (1868), pp. 74-99.
